A l'occasion des 5 ans du blog, nous vous proposons de nous faire découvrir vos lectures à travers vos chroniques (ici).
C'est Nahis qui ouvre la marche !! N'hésitez pas à vous lancer ;-)
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Sortie le Oct. 2012, Aout 2013 et Juin 2014
Coucou les cops, ici Nahis ! Je vous présente aujourd’hui la saga, The Maze Runner, de James Dashner, retenez ce titre car vous allez en entendre parler ! Le premier tome a été adapté en film, « Le labyrinthe » et il sortira en octobre 2014. Le rôle titre est tenu par mon chouchou, Dylan O’brien, alias Stiles pour celles qui regardent Teen Wolf !
Par soucis de spoilers, je ne mets que le résumé du premier tome :
« Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d'enfants. Il s'agit d'une ferme située au centre d'un labyrinthe peuplé de monstres d'acier terrifiants.
Les ados n'ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu'ils font là. Ils n'ont qu'un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les coureurs, parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit.
Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu'il veut être coureur et résoudre l'énigme du labyrinthe. »
L'avis de Nahis : J’ai lu les 3 tomes en anglais (car premièrement, les couvertures étaient plus jolies, et je ne sais pas pourquoi mais j’avais peur que la traduction ne puisse pas retranscrire cet univers si particuliers.) alors je ne pourrais pas vous donner un avis sur le « style » de la traduction, la vocabulaire etc. Sachez néanmoins, que la Vo n’est pas difficile, James utilise des mots « simples » mais mis bouts à bouts…c’est fantastique ! Un peu comme une pierre taillée qui devient un diamant, vous voyez ? ;-)
Je ne vais pas vous le cacher, cette saga est un de mes coups de cœurs de l’année. Dernièrement, j’avais du mal à lire, je trainais…James Dashner m’a réconcilié avec la lecture !! Le suspens dure tout le long du livre, avec une fin que je n’avais pas vu venir. Ses chapitres cours (2 à 6 pages, pas plus) entretiennent le mystère en développant son fil d’Ariane (Fil d’Ariane, labyrinthe, appréciez la référence haha) . J’ai dévoré les 3 tomes en une semaine car je n’arrivais pas à m’arrêter de lire.
Je n’ai pas l’habitude de lire des histoires avec le point de vue d’un garçon, c’était donc nouveau, et étrangement, j’ai apprécié ! On se réveille avec Thomas dans le labyrinthe, comme si on était un nouveau « Glader » (noms des habitants du labyrinthe en anglais, « les blocards » en français) on apprend tout sur ce monde en même temps que thomas, ils ont un même dialecte qui cachent souvent des grossiertés : « klunk » « shuck » « shank »et autres mots étranges se mêlent aux conversations (encore une fois, dans la version anglaise) ce que j’ai trouvé très drôle.
Le récit est fluide et on suit leur aventure et leurs recherches de la vérité (« pourquoi n’ont-t-ils pas de souvenirs? Pourquoi sont-ils là ? Que sont ces « grievers », ces monstres dans le labyrinthe ? Quelles sont ses machines avec l’inscription « Wicked » qui les suivent et filment ?) Autant de mystères que nous éluciderons avec le temps.
Mais Thomas n’est pas comme les autres, et c’est ce que j’ai aimé chez lui : il est curieux, même un peu trop, depuis qu’il est là, les choses changent et cela en irritent quelques uns. Et juste après son arrivée, un drame se produit : Une fille est propulsée dans le labyrinthe. Une fille ? Et oui, c’était jusque là inédit (Calmez vous mesdemoiselles, il y’aura plus de filles dans le second tome.) et ça change le cours des choses. Cette fille s’appelle Teresa et elle n’est pas la bienvenue. Elle est aussi la « clé » du labyrinthe et sa venue va tout chambouler : les souvenirs des gladers, sa connexion avec thomas, les portes du labyrinthe qui ne se ferment plus le soir…
Si je devais résumer le premier tome en un seul mot, ça serait « captivant » : Il met la barre très haute ! J’ai aimé son originalité, mêlant technologie futuriste et fantastique. Certes c’est souvent le cas dans les dystopies, mais The Maze runner a su se démarquer. J’ai aimé le fait que l’auteur se concentre sur l’action et non sur l’amour : Teresa est évidemment le penchant féminin de Thomas mais ils mettent un moment pour s’apprivoiser, et disons que l’amour n’est pas une priorité dans un monde où on doit courir pour survivre. Car oui, la saga va vous réconcilier avec le sport (ou pas, d’ailleurs hih). En effet il existe plusieurs « familles » dans le « bloc » : Les cuisiniers, les menuisiers, les hommes d’entretiens…et les coureurs ! (avouez, que « runners » ça a quand même plus la classe ) Les scènes de poursuites et d’explorations sont très vivantes et je n’avais pas de mal à visualiser les murs du labyrinthe ! Au final je n’ai pas trouvé ce livre si « jeunesse » car il y’a quand même pas mal de violence et un événement à la fin m’a fait versé ma petite larme…Mention spéciale pour l’humour, notamment avec Minho (à prononcer Mine-hô) mon glader préféré, un brin bourru mais son sarcasme fait souvent mouche !Ses phrases resteront bien gravées dans ma tête « If you ain’t scared, you ain’t human » « Be careful, don’t die » « If you die, well, I won’t be happy ». Chuck est aussi un coup de cœur, un petit bonhomme un peu turbulent et qui deviendra le premier ami de Thomas. Le premier tome véhicule aussi de nombreux messages et valeurs : l’amitié (très touchante entre Newt, Thomas et Minho), l’entraide...
Vraiment, c’est une pépite, alors n’hésitez pas, vous allez vous faire surprendre !!! Petit plus : il est dit que chacun des personnages est nommé d’après un personnage ayant marqué notre monde : Alby = Albert Einstein, Thomas = Thomas Edison, Newt= Newton, Teresa = Mère Térésa etc.
Extrait :
« -C'est un test, Newt, toute cette histoire est un test.
Newt hocha la tête.
-Une sorte d'expérience ?
-Non, plutôt une épreuve, répondit Thomas. Ils éliment les candidats les plus faibles, ceux qui baissent les bras, et sélectionnent les meilleurs. Ils nous balancent des variables, nous incitent a abandonner. Ils testent nos capacités a garder espoir. L'arrivée de Teresa et la disparition du soleil n'étaient que la dernières étape, une ... dernière variable. Maintenant, c'est l'heure du test ultime. L'évasion. »
Je vais rester évasive pour ne pas vous gâcher le plaisir et je laisse libre à une autre twi-cops de chroniquer en détails les deux autres livres ! Pour faire court, j’ai été toute aussi surprise par le tome 2 (La terre brûlée en FR, The Scorch trials en anglais) qui réussit à maintenir la barre haute : de nouvelles épreuves, de nouvelles pertes, de nouvelles rencontres…Dont Brenda, une fille au tempérament fort qui m’a beaucoup plus. Les blessures/morts sont aussi beaucoup détaillé c’est pour cela que mon avis est mitigé à propos de sa place dans la catégorie « young adult ». Encore une fois, on apprend tout en même temps que Thomas et on se fait un avis sur chacun des personnages (Minho est bel et bien mon personnage préféré tandis que Teresa n’est pour moi rien d’autre qu’antipathique). L’humour est toujours présent, nuancé par la violence et les morts. Encore une fois, James Dashner nous offre un spectacle étonnant, pleins de rebondissement avec un final imprévu, qui m’a forcé à me jeter sur le tome 3.
C’est là que les choses se compliquent : je vais nuancer mon jugement sur ce dernier tome (le remède mortel en VF, the death cure en VO) puisque j’ai été (un peu) déçue. Je commence à croire que c’est une étape obligatoire dans une trilogie, le dernier tome me déçoit souvent. (Divergent, Hunger Games, Delirium et j’en passe…) Je n’ai pas retrouvé la même dynamique que dans les deux premiers tomes, j’ai l’impression que James Dashner –et Thomas par la même occasion- s’est enlisé dans ses mystères et les « réponses » arrivent bien trop tard (à force de faire durer le suspens, on se perd). Thomas devient presque exécrable car il sait pertinemment qu’il est « l’élu » et que les autres ne sont que ses compagnons de route. Il ne comprend rien du début à la fin et enchaine les mauvaises décisions. Chapeau bas néanmoins à Brenda qui relève le niveau (et apporte une touche de romance), à Newt, pour sa storyline si touchante et surtout, oui, surtout, mon cher Minho, fidèle à lui-même. J’ai trouvé le dénouement trop rapide, avec une mort « importante » bâclée, venue de nulle part et qui ne m’a pas émue plus que ça (à la différence du T1) et un final « happy end » un peu trop…bizarre ? Comme un cheveu sur la soupe ? Je me suis dis « sérieusement ? Mais ils ne pouvaient pas faire ça depuis le début ? ». Mais si je suis si « frustrée » c’est parce que l’auteur a su me faire passer par tout à un tas d’émotions…
Si je pouvais exprimer ce que je ressens…Et bien, malgré les défauts du dernier tome, cette trilogie m’a marqué et elle me manque (les bourdes de thomas me manque, la façon de parler de Newt me manque, les farces de Chuck me manque, l’envie de frapper Teresa me manque, L’humour de Minho me manque…) et je ne suis pas prête à abandonner mes chers Gladers et c’est pour cela que je vais lire le préquel « the kill order » ! Cette saga sans temps morts qui mêle dystopie et science fiction, je ne suis pas prête de l’oublier… et je vous souhaite bonne chance pour faire autrement ! Mon seul regret sera la difficulté de trouver un livre à la hauteur après ceux-là car la plume de James est exceptionnelle… Le labyrinthe ne vous laissera pas indemne !
« Welcome to the glade, shank »
Allez c'est l'heure de la bande annonce !!!
Chronique de Nahis Twi-cops