vendredi 20 juillet 2018

L’ÉTERNITÉ C'EST COMPLIQUE de J.L Armentrout

Sortie le 13 juin 2018

Résumé: Depuis sa plus tendre enfance, Mallory Dodge se drape dans le silence. Se taire, c'est survivre. Voilà quatre ans que son cauchemar a pris fin, quatre ans qu'elle n'a pas revu Rider Stark, son protecteur. Entourée de parents adoptifs aimants et à l'aide de cours particuliers, Mallory a repris le chemin des mots. Elle s'apprête également à faire le grand saut en reprenant celui du lycée pour son année de terminale. Le jour de la rentrée, la jeune fille était loin de se douter qu'elle tomberait sur son ami. Leur complicité est intacte, mais si Rider n'a plus rien d'un enfant, il reste habité par de nombreux démons. Quand les ombres du passé menaceront de les séparer, Mallory aura-t-elle le courage de prendre la parole pour exprimer ce qui doit l'être ?

Mon avis: Alors que le résumé pourrait induire en erreur avec une énième histoire d'amour, dès les premières pages, j'ai su que ce roman me toucherait et m'empêcherait de dormir tant que je ne lirais pas le dernier mot de la dernière page.

Plonger dans l'histoire de Mallory et Rider, c'est faire de la plongée sous-marine sans oxygène ou alors très peu. Dès le prologue, l'auteure annonce les faits. Mallory a vécu une enfance traumatisante. Traumatisante au point qu'elle n'a pas ouvert la bouche avant longtemps, au point qu'elle ait été conditionnée à faire le moins de bruit possible pour qu'on ne la remarque pas. Et bien que quatre années se soient écoulées depuis que les Rivas l'ont adoptée, Mallory garde toujours ses réflexes d'antan: le mutisme, les crises de paniques. Pourtant la jeune fille de dix-sept ans va devoir prendre sur elle et montrer qu'elle peut arriver à faire au monde. Et quoi de mieux que le lycée pour faire ses preuves? Alors Mallory entre pour la première fois au lycée, en terminale afin de pouvoir réaliser ses rêves et entrer à l'université.  Son plan était parfait... Sauf qu'elle n'avait pas prévu que Rider, son meilleur ami d'enfance, son protecteur, celui qui a toujours été là pour elle jusqu'à ce que leur chemin se sépare quatre ans plus tôt, soit dans la même classe qu'elle, incitant les souvenirs à refaire face. S'en est-il aussi bien sorti qu'elle? Puis il y a son mutisme qui revient de la pire des façons. Comme si c'était sa place, Rider va de nouveau être cette épaule solide sur laquelle elle peut compter. Mais les choses ont changé, évolué, comme les sentiments de Mallory.

Je suis très vite arrivée à la fin de ce roman avec de nombreux sentiments mais deux d'entre eux se démarquent. L'adoration pour cette histoire et la tristesse pour ces jeunes qui ont vécu des choses si terribles. Une euphorie qui se mêle au bouleversement, il y avait longtemps que je n'avais pas ressenti cela. J.L. Armentrout a réussi à faire d'une fiction, une réalité dans mon imagination et c'est d'autant plus incroyable que le thème soit un Young Adult où la psychologie des personnages priment sur l'histoire d'amour.

Je suis suis totalement tombée amoureuse des personnages. TOUS les personnages. Aucun d'entre eux n'est mis de côté, tous ressortent tellement réels.
Commençons par Mallory.
Mallory n'a que treize ans lorsqu'elle est adoptée par Carlos et Rosa Rivas. Écorchée par la vie, cette jeune fille continue de souffrir de séquelles que seul le temps et l'amour pourraient apaiser. Mais même le temps et l'amour ne guérissent pas toutes les blessures et c'est que l'auteure va démontrer dans cette histoire. J'ai pu voir Mallory grandir à travers les mots très justes de l'auteure. L'évolution de son personnage est touchante tant par sa force que par son obstination à vouloir être normale. Mais qu'est-ce que la normalité au fond? N'avançons-nous pas tous grâce à nos blessures, nos combats? Le combat que mène cette jeune fille est admirable et même si elle ne le mène pas seule, elle prouve que rien n'est impossible sans être entourée des bonnes personnes qui agissent comme des pansements sur ses plaies.
Jayden est l'un de ces pansements. Ce jeune garçon de quinze ans apporte la joie de vivre, le petit rayon de soleil qui perce un ciel gris. Pourtant Jayden mène lui aussi ses combats et doit faire les bons choix. Mallory le comprend très vite et même si ses propres peurs l'empêchent d'être présente pour lui, Jayden l'apprécie à sa juste valeur.
Ainshley fait partie aussi des personnes clés dans la vie de Mallory. Meilleures amies depuis quatre ans, ces deux amies se sont rapprochées grâce à leur vie scolaire par correspondance. Toujours présente, Ainshley cache toutefois aussi ses propres fêlures.
Puis il y a Rider. Lui seul comprend vraiment ce qu'elle vit. Même s'ils ont été séparés pendant quatre ans, le lien qui les liait n'a pas disparu. Alors que l'on pourrait croire que Mallory est celle qui a le plus morflé, au final, Rider cache bien son jeu, et prouve qu'un sourire peut cacher tellement de choses. Et on comprend que c'est ensemble qu'ils pourront soigner leurs plaies. Et bon sang, ensemble, qu'est ce qu'ils sont magnifiques! Leur relation est indescriptible. Rider est indescriptible. Ce jeune homme est presque parfait. Bien qu'il soit beau gosse, on est loin du stéréotype lycéen. 

J'ai tellement aimé tous ces personnages, car tout en eux crier "Regardez-moi! Je peux être le reflet d'une personne que vous connaissez."

En bref, un énorme coup de coeur pour ce livre qui m'aura fait passer par toutes les émotions, y compris les larmes. Et bien que je sache que cette histoire est une fiction, Mallory, Jayden, Ainshley, Rider ou encore Hector et Paige garderont une place importante dans mon univers livresque.

Mes extraits:
— Tu es sérieuse ? me dit-il en resserrant sa prise sur le cahier abîmé. Après tout ce qui s’est passé, après quatre ans à me demander ce que tu as bien pu devenir, tu débarques dans mon cours d’expression orale et tu te barres ? Tu me fuis ? Moi ?
Je pris une grande inspiration et baissai les bras. Mon sac glissa de mon épaule et tomba sur le bitume brûlant. Le choc me secoua, mais au fond de moi, je n’étais pas surprise qu’il m’ait suivie. Il n’avait jamais fui. Il ne s’était jamais voilé la face. Non, ça, ça avait été moi. Nous avions été le yin et le yang. Ma lâcheté et son courage. Sa force et ma faiblesse.
Mais je n’étais plus comme ça.
Je n’étais plus sa Souris.
Je n’étais pas lâche.
Je n’étais pas faible.
Il fit un pas en avant, puis s’arrêta et secoua la tête. Son torse se soulevait de façon irrégulière.
— Dis quelque chose.
J’eus du mal à lui obéir.
— Quoi ?
— Mon nom.
Je ne savais pas pourquoi il voulait que je lui dise son nom. Moi-même, j’ignorais ce que j’allais ressentir en le prononçant après tant d’années. Pourtant, je pris mon courage à deux mains.
— Rider. (Un frisson me parcourut.) Rider Stark.
Je le vis déglutir et, l’espace d’un instant, aucun de nous ne bougea. Une brise chaude fit voler des mèches de cheveux devant mes yeux. Puis il laissa tomber son cahier par terre. Étonnamment, il ne se réduisit pas en poussière. Ses grandes enjambées dévorèrent la distance qui nous séparait, et en un clin d’œil il se retrouva devant moi. Il était beaucoup plus grand, à présent. Je lui arrivais à peine aux épaules.
Et tout à coup, il me serra contre lui.
Lorsque je sentis ses bras puissants m’attirer contre son torse, mon cœur implosa. Je me figeai un instant avant de passer mes bras autour de son cou. Je m’accrochai à lui, les yeux fermés, et respirai le parfum fugace de son après-rasage. C’était lui.
***
J’étais allongée sur le côté, les genoux remontés vers ma poitrine. Les larmes avaient séché sur mes joues. La soirée avait été affreuse. Les amis de M. Henry étaient venus lui rendre visite et ils ne partiraient pas avant un long moment. La chambre était glaciale et sombre et ma couverture trop fine. Je coinçai mes mains entre mes genoux pour les réchauffer.
Tout à coup, la porte s’ouvrit et quelqu’un entra. Je soupirai de soulagement. Rider s’approcha du lit. Je me poussai vers le mur. Le matelas trembla sous son poids. Quelques secondes plus tard, une légère lumière jaune apparut. La petite lampe torche n’attirerait pas l’attention des adultes.
Rider remonta ses genoux, lui aussi, et les pressa contre les miens, puis il prit une grande inspiration.
— « Il était une fois, un lapin tout en velours qui avait une allure magnifique1. »

Chronique de Sandy Twi-Cops
Broché: 477 pages
Éditeur: J'ai lu
Collection: Young Adult

Photo du jour

C'est vendredi...
 
On est bien installé(e)s.. Il est temps pour nous d'observer un magnifique couché de soleil...
 

C'est beau hein?!?
 
Allez... Je vous souhaite un excellent week-end!!!
 
De Dimka TwiCops

jeudi 19 juillet 2018

LE POIDS DE L'OCEAN de Heidi Cullinan

Sorti le 24 mai 2017


Résumé : "Le lycéen Jeremey Samson n’a qu’une envie, se terrer sous sa couette et dormir jusqu’à ce qu’il puisse entrer à la fac. C’était sans compter l’arrivée fracassante dans sa vie d’un ouragan appelé Emmet Washington. Le major de promo en maths et informatique est non seulement magnifique, hardi, incroyablement intelligent – et intéressé par Jeremey – mais également autiste.
Mais Jeremey ne s’en soucie pas. Il est bien trop occupé à se blâmer, tout comme ses parents qui ne croient pas que la dépression puisse être une véritable maladie. Quand il atteint le point de rupture, Emmet le sauve et l’accueille comme colocataire à Roosevelt, un établissement atypique pour personnes dépendantes.
À mesure que Jeremey reprend doucement pied, Emmet commence à croire qu’il peut être aimé au-delà de son autisme. Mais avant de lui faire suffisamment confiance pour se laisser aller à l’aimer, Jeremey doit trouver la force de croire en ses propres mots, de croire que l’amitié soigne l’âme et que l’amour peut surmonter tous les obstacles."





Mon avis : Je me suis lancée dans cette lecture pour deux raisons : l'une parce que je trouvais la couverture juste sublime et la seconde, parce que ce livre a été un coup de cœur pour énormément de gens.

C'est donc confiante que j'ai attaqué ma lecture.

Nous faisons donc la connaissance d'Emmet Washington, jeune homme  major de promo en maths ainsi qu'en informatique, gay et autisme. Malgré son handicap, Emmet est un jeune homme qui sait ce qu'il veut. Il est très bien entouré par sa famille (sa tante est également autiste), tente de se conformer à la "norme" dictée par la société. Il est franc et dit tout ce qu'il pense sans vraiment avoir de filtre. Le revers de sa pièce : il n'arrive pas à définir exactement la nature des émotions des personnes qu'il rencontre, à un coté maniaque et sa vie est définie par des règles et une organisation stricte.

Emmet a également un secret : il aimerait devenir l'ami de son son voisin, un dénommé Jeremey Samson. Il aimerait, plus exactement, devenir son petit ami! Alors, il profite d'une fête des voisins pour enfin aborder Jeremey.

Parlons-en de Jeremey : il est tout l'inverse d'Emmet. Très discret, ne sourit jamais et atteint d'une maladie qui ne se voit pas : la dépression! Là où Emmet a sa famille qui le soutient, celle de Jeremey (en particulier sa mère) a du mal à accepter qu'il est malade.

Les deux adolescents vont donc rapidement devenir amis puis - vous vous en doutez bien - petits amis. Ils vont apprendre à s'aimer, à s'accepter comme ils sont, à "s'apprivoiser" et surtout se soutenir mutuellement et encore plus lorsque l'un des deux va commettre un acte inconsidéré.

Voilà ce que je pourrais vous dire sur Emmet et Jeremey.

Les sujets abordés dans ce livre que ce soi l'autisme, la dépression, l'homosexualité ou autre sont très bien abordés. On voit que l'auteure s'est, semble-t-il, bien renseignée. Les chapitres étant en alternance entre le point de vue d'Emmet et celui de Jeremey, on arrive bien à faire la distinction entre les deux pathologies psychologiques des personnages principaux.

Heidi Cullinan démontre ainsi, dans "Le poids de l'océan" et à travers les yeux d'Emmet et Jeremey, que la normalité n'existe pas!

Mais rassurez-vous, il y a également des touches d'humour dans ce livre qui sont les bienvenues!

Voilà ce que je peux vous dire concernant ce livre. Comme je le disais, ce livre a été un coup de cœur pour énormément de personnes malheureusement, cela n'a pas été mon cas. J'ai fais une chose que je ne fais JAMAIS : j'ai arrêté ma lecture!!! Et il me restait 4 ou 5 chapitres à lire... Je ne sais pas si c'est le style d'écriture (j'ai l'impression qu'Emmet et Jeremey ne sont âgés que de 14/15 ans alors que ce n'est pas du tout le cas), le fait que ça soit une romance gay ou bien le simple fait que je n'ai pas réussi à me mettre dans l'histoire, mais après avoir tenté pendant un mois de finir "Le poids de l'océan", j'ai dû me résoudre à l'abandonner.

En résumé, je pense que ce livre a quand même du potentiel - du reste, il y a un tome 2 qui est sorti - et qu'il mérite d'être lu. Je finirais peut être un jour par finir mes 4 et ou 5 chapitres manquants et mon avis sera alors probablement différent. Je vous laisse donc juger par vous-même si ce livre peut avoir vos faveurs.

Mes extraits :

Lorsque les gens découvrent que je suis autiste, ils pensent que je ne devrais pas être autorisé à être amoureux, ni de Jeremey, ni de personne.
C'est n'importe quoi. Comme le dit Elwood Blues dans les Blues Brothers : tout le monde a besoin de quelqu'un à aimer. Je suis un tout le monde. J'ai droit à mon quelqu'un.


*   *   *

J'essayai de me persuader que le bon côté des choses, en déménagement à Iowa City, serait que je m'éloignerais de mes parents. Le problème était que je ne trouverais jamais d'autre Emmet ailleurs. A chaque nouveau jour passé en sa compagnie, je me disais que la vie ne valait pas la peine d'être vécue sans ce genre de bonheur.


*   *   *
 - Je peux faire un signe et te l'apprendre, un signe qui veut dire : David, tu es un con et tu dois arrêter maintenant.
- ça existe déjà ça, ça s'appelle un doigt d'honneur.
Le doigt d'honneur était un geste grossier que je n'étais pas censé faire. Mais je décidai que pour David, c'était sans doute exactement ce dont j'avais besoin.


Chronique de Dimka TwiCops
Broché: 450 pages
Editeur : Mxm Bookmark (24 mai 2017)
Collection : MXM.ROMANCE

Photo du jour

Voilà... Nous sommes bien installé(e) vous ne trouvez pas?!?
 
 
Un décor paradisiaque à perte de vue... Des eaux magnifiques... Du soleil... Une plage de sable fin... Des palmiers... Des chaises longues... Un bon livre... Le bonheur!!!
 
Mais si vous regarder bien autours de vous, c'est votre environnement de travail que vous voyez malheureusement (en tous les cas, pour ma part).
 
Alors je retrouve à mon taf et profiterai de venir jeter un œil au blog histoire de me croire en vacances!
 
De Dimka TwiCops

mercredi 18 juillet 2018

LE MERCREDI, C'EST...

... RESUME DE LA CONVENTION "THE LAND CON 2"

Comme pour la THOS2, vous aurez le droit de "vivre" la convention "The Land Con2" de notre point de vue.
 
Avant de commencer, cette convention était basée sur la série "Outlander" et durant la semaine du 25 au 29 juin 2018, je vous présentai les acteurs (oui, j'ai fait quelque peu l'impasse sur les demoiselles mais j'en ai parlé juste ici) qui y seraient présent.
La convention s'est déroulée les 30 juin 2018 et 1er juillet 2018 à Paris et était également organisée par Wevents Production.
 
On reprend la même équipe que pour la THOS2, c'est à dire Jaja, Cougar/Pat, Sandy, Damonitaa et moi-même.

Allez... Accrochez-vous bien et let's goooooo pour le résumé!!!
 

* * * 
 
Pour ma part, cette fois-ci, je suis arrivée le samedi matin sur Paris. Les filles étaient soit déjà sur place, soit elles arrivaient la veille...


Pat et Jaja m'ont prise en stop et c'est ensemble que nous nous sommes rendues sur les lieux de la convention. Sur place, on a retrouvé toute la famille Wevents mais surtout Damonitaa et Sandy!
Pas le temps de se poser, la remise des pass avait d'ores et déjà commencée! Hop, tout de suite dans l'ambiance pour une nouvelle aventure 😂 

 

Les fans d'Outlander ne sont pas les mêmes que ceux de Shadowhunters mais les sourires et la bonne humeur sont les mêmes... 
 

On revoit des visages déjà rencontrés l'année passée mais également des nouveaux. Et comme pour la THOS2, les émotions sont au rendez-vous pour tout le monde : larmes de bonheur, jambes en coton après sa photo avec Sam (ou quelqu'un d'autre bien évidemment... il n'y a pas que Sam voyons!), sourire jusqu'aux oreilles. En gros : du bonheur à l'état pur!!!
 
L'ambiance est bonne enfant tant entre les participants de la convention qu'entre le staff et surtout entre le cast d'Outlander!!!
 
Entre ceux qui s'incrustent sur les photoshoots des autres, ceux qui se font passer pour des fans, je vous jure... De vrais gamins!!! Mais c'est magique de voir cette merveilleuse entente entre eux...
 
Cette journée marathon se passe comme sur des roulettes (quelques petits débordements). Marathon car Sam Heughan,  Caitriona Balfe et Sophie Skelton n'étaient présents que pour le samedi. Hey oui, ils devaient retourner tourner quelques scènes de la saison 4 bientôt diffusées.
 
De ce fait, la soirée a dû être annulée 😔 mais je pense que c'était un mal pour un bien... Je vous laisse imaginer notre état après cette grosse journée 😜

Le sommeil ne s'est pas fait attendre... Pat et Jaja ne sont pas restées dormir à l'hôtel; on les retrouvera le lendemain en pleine forme... ou pas 😂
 
* * *
 
Deuxième journée!!! On reprends les mêmes et on recommence!!! Enfin, presque. Plus de Sam, plus de Cait, plus de Sophie mais on a gagné César Domboy pour le plus grand plaisir de Damonitaa mais surtout celui de Sandy 😜

 
On est toutes fidèles à notre poste, dans la joie et la bonne humeur malgré la fatigue...

La journée se passe tout aussi bien qu'hier voire même avec plus de rires et de délires de la part des acteurs... Steven Cree est un sacré numéro et il est talonné de près par son "fils", John Bell 😂


Les photoshoots se passent à merveilles... Les autographes également... Comme pour la précédente convention, il y a du débordement... Qu'à cela ne tienne : on reprend le même procédé... On numérote, on renvoie en salle pour la cérémonie de clôture et on "réceptionne" pour la fin des autographes... Notre petit frenchie est le dernier a posé son stylo.

Et là... La journée est finie!!! 


Mais cela veut aussi dire que le week-end est fini... Que la convention est finiiiiiiiiie!!! Et qu'on va devoir entrer en DPC (dépression post-convention) 😱




Mais avant toute chose, il faut retenir le meilleur : l'ambiance générale et des acteurs/actrices au top de chez top!!! Petit résumé ci-après ;)

Parlons des "nouveaux" :
 - Caitriona Balfe : adoooooooooooorable et elle parle français!!! Un petit mot gentil pour tout le monde... Une perle cette nana 💕
- Lauren Lyle : une belle rencontre. Un peu "distante" le samedi mais totalement différente le dimanche. Était-ce dû à la présence de son partenaire à l'écran?!?
- John Bell :  il a été ma grande surprise de cette convention. Un vrai rayon de soleil et un sacré numéro.
- Charlie Hiett : un petit air de Thomas Brodie-Sangster (New dans "Le Labyrinthe") mais cela n'enlève en rien sa charmante personnalité.


Et passons maintenant aux "anciens" :
- Sophie Skelton : toujours aussi belle et adorable.
- Sam Heughan : toujours aussi grand et aussi charmant... Je suis retombée sous son charme !
- Steven Cree : arffff!!! Cet accent si charmant, ça le rend tellement sexy... Sous son charme pour la deuxième année consécutive... Et toujours aussi bout-en-train
- Richard Rankin : peut-être celui qui a le plus changé en une année. Il a pris du muscle ♥ et ça lui va plutôt bien... Charmant au possible et également un sacré bout-en-train! De bonnes parties de rigolade avec Steven. 
- César Domboy : présent uniquement le dimanche. Disponible pour tout le monde et prenant son temps pour chaque autographe. Parler français, ça aide un peu ☺

Ne faite pas attention à ma tête hein... Elle est pas terrible ☺ 
 
* * *
 
Voilà, il est temps pour moi de vous laisser... Pour l'heure, aucune nouvelle date n'est prévue pour une "Land Con 3" mais promis, on vous tiendra informé(e)s!!!
 
Petite "tradition" de convention : la fameuse photo de l'équipe DNPB
 
♥ Une belle brochette ♥
 
Bon mercredi à vous...
 
PS : j'ai failli oublié de vous parler d'une certaine photo de notre chère Jaja... Rhalala... Tellement magnifique!!! Dans la Team Wevents, on en est tous fans!!!

PSbis : encore merci à Wevents de nous faire confiance ♥♥♥ 

De Dimka TwiCops

Photo du jour

Après notre arrivée sur notre île paradisiaque perdue en plein milieu des eaux turquoises, je vous propose un petit tour d'horizon et de trouver un emplacement tranquille...
 

A l'ombre, sous ce palmier, les pieds dans l'eau et avec - bien évidemment - un bon livre à lire. Cela vous convient-il?!
 
Si oui, je vous donne rendez-vous demain pour découvrir l'installation que je vous ai préparée 😉
 
Si non... Tant pis pour vous, vous allez quand même devoir regarder ce qui est programmé pour demain hihihi
 
Allez... Travaillez bien!!!
 
De Dimka TwiCops

mardi 17 juillet 2018

LES ELS, T2 de H. Roy

Sortie le 20 juin 2018

Résumé: «La France. Où tout a commencé. Où mon destin a été scellé par d’autres, dix-sept ans plus tôt. Le mien, mais aussi celui d’Evann, mon Gardien. Et voilà que nous y retournons. Ensemble. La boucle est bouclée.» Depuis l’attaque de la Horde, plus question pour Connor d’échapper à la surveillance de son Gardien. Et ce, pour son plus grand plaisir... Le programme? Quitter de toute urgence Eden Lake et gagner Paris où l’attend une place à l’EAS, l’Agence de Sécurité des Els qui forme les Volontaires, dirigée d’une main de fer par sa grand-mère. Entre deux sessions d’entraînement, Connor part en quête de ses origines, sans se douter que ses découvertes pourraient être dévastatrices. Car malgré le confinement, des yeux restent obstinément braqués sur elle...

Mon avis: Voilà une sortie que j'attendais impatiemment. Après un gros coup de coeur pour le premier tome, j'ai eu la surprise de recevoir ce second livre en service presse avec plein de goodies tous aussi choupinets les uns que les autres. Alors un grand merci aux éditions J'ai Lu pour cet envoi! 

Je ne vous cache pas que j'ai mis un très long moment avant de rédiger cette chronique mais j'ai surtout voulu faire une relecture des deux tomes afin de ne pas me faire un avis trop tranché. Il faut dire que j'ai lu ce second tome dans les pires conditions possibles: clouée au lit avec une pneumonie et épuisée par les projets de mes enfants. Et bon sang que j'ai bien fait, car s'il m'a fallu du temps pour me remettre dans l'histoire après de longs mois d'attente, après cette relecture, les événements coulaient de source.
Bon, malheureusement, certains de mes reproches à la premier lecture persistent, mais je suis quand même bien plus satisfaite une fois que j'ai pu avoir toutes les clés en mains. Mais avant d'entrer dans les détails revenons un peu sur l'histoire.

A la fin du premier tome, nous quittions Evann et Connor après l'attaque de la Horde. Nous les retrouvons désormais à Paris où Connor sera mise sous la protection de l'EAS, l'Agence de Sécurité des Els, dirigée par Erel, sa grand-mère. Et ce ne sera pas une partie de plaisir, car la jeune femme devra s'entraîner afin d'assurer elle-aussi sa propre protection. Loin d'Eden Lake, Connor se sent parfois un peu en décalage à cause de son statut et sa relation avec Evann mais point le plus important, Lucas ne l'a pas oubliée et semble bien tout faire pour mettre la main sur elle.

Bon, bon, bon. Que dire à part que je n'ai pas eu le même coup de coeur pour ce tome que pour le premier. Ça me rend très triste car j'adore tellement cet univers que le moindre défaut que je peux trouver à ce livre l'exacerbe et ça m'énerve. Le point positif, c'est que bien que le début est un peu longuet par moment, j'ai pris un plaisir fou à retrouver mon chouchou Evann. La relation des tourtereaux prend un tournant plus New Adult, ce qui ravira le plus grand nombre. *Slurp* 
Le style de l'auteure ainsi que l'intrigue sont toujours aussi bons et maîtrisés. J'ai vraiment pris plaisir à suivre la suite des aventures de Connor et Evann. Toutefois, je regrette vraiment la longue mise en place de l'histoire. Effectivement, qui dit changement de décor, dit nouvelles descriptions. Alors bien évidemment, ce changement apporte des réponses bienvenues mais aussi de la profondeur au couple. Toutefois, là où ça pêche, c'est au niveau des personnages. 
Bien que je fus ravie de découvrir de nouveaux personnages, j'ai vraiment été déçue que ces derniers éclipse les anciens. J'ai ressenti un gros manque de Scarlett qui était ma petite pilule de bonheur.
Et puis parlons de M... Mais que s'est-il passé entre le premier tome et le second pour que sa personnalité change tellement? J'avoue avoir été décontenancée par le bout en train qu'il est devenu sans oublier ses paroles tellement à l'opposé de ses actions? 

Bon heureusement, il y a Connor et Evann. Sans oublier une partie racontée par mon doudou! Fidèles à eux même, voir encore plus sexy pour Mr HSD, ils ont beaucoup contribué à la réussite de ce second tome. Enfin ça et l'action qui prend enfin forme à la moitié du roman où, là, je n'ai plus réussi à décrocher. 

Vous l'aurez compris, bien que je sois un peu déçue, à cause d'un manque de réponses (mais que j'espère avoir dans une suite promise par l'auteure :p ) et des errances des personnages, j'ai quand même grandement apprécié ce second tome. Le problème avec un livre que l'on a adoré de chez adoré, c'est qu'on a tendance à en attendre beaucoup trop de la suite. Heureusement pour moi, ce ne fut que des détails et ce tome possède des qualités qui envoient de la bûchette... à commencer par Evann bien évidemment.

Mes extraits:
— À quoi penses-tu, Papillon ? s’enquiert Evann, me sentant de nouveau ruminer. 
— À une douche. (Le regard qu’il me renvoie m’indique clairement qu’il n’est pas dupe.) Celle que je projette de prendre avec toi ! j’ajoute alors pour m’amuser. Quand le stress culmine, on se retrouve à dire des choses complètement dingues ! 
Pris de court, Evann passe la main dans ses cheveux désordonnés dont la noirceur m’évoque des plumes de corbeau. 
— Tu voulais savoir à quoi je pense, non ? 
— Dans la mesure du raisonnable. 
— Parce que ma proposition ne l’est pas ? 
— Pas ici, récuse-t-il en désignant discrètement Ambre. 
Au petit sourire qui s’étire à la commissure de ses lèvres, je comprends que ma proposition lui plaît plus que sa remontrance ne le laisse supposer. 
Le taquiner sur le sujet est alors trop tentant : 
— Ça signifie qu’ailleurs… ? Chez toi, par exemple… ? 
— Pouvons-nous remettre cette discussion à plus tard, Papillon ? me coupe-t-il d’un ton fébrile. J’aimerais finir ce vol sans turbulences, si tu n’y vois pas d’inconvénients. 
Je le regarde remuer sur son siège, tirer sur le col de son sweat comme s’il avait soudain trop chaud.
***
J’ai su au premier regard que Connor était mon évidence. J’ai su au premier contact qu’elle m’appartenait. J’ai compris aussi, avec une effroyable lucidité, que nos destins étaient scellés. À la vie à la mort. Raison pour laquelle j’ai d’abord tout fait pour l’éloigner, la pousser à me détester – l’accepter, c’était comme se regarder dans un miroir alors qu’on exècre son reflet ; j’avais envie de briser le verre en mille morceaux et de me taillader le visage avec.
Aimer, c’est s’affaiblir, prendre un pari risqué. Ne plus s’appartenir, léguer une part de soi à l’autre et en dépendre en dépit de sa volonté.
Aimer, c’est se donner, et si j’étais prêt à lui offrir mon âme, j’avais besoin de garder ma tête. Je connaissais notre ennemi, pas elle.

Chronique du Tome 1 

Chronique de Sandy Twi-Cops
Broché: 510 pages
Éditeur: J'ai Lu
Collection: Young Adult





Photo du jour

Quittons notre magnifique petit bungalow pour rejoindre une magnifique plage...



... et pourquoi pas, explorer une petite île isolée en plein milieu des eaux turquoises...
C'est beau de rêver non?!?
Au boulot!!! Et à demain pour la suite de notre périple paradisiaque!
De Dimka TwiCops

lundi 16 juillet 2018

SI TU T'EN VAS de C.J Cooke

Sorti le 4 juillet 2018

Résumé: Une femme sans nom. Une disparition inexpliquée. Un suspense haletant. Une femme échoue sur une île déserte. Qui est-elle, d’où vient-elle, comment est-elle arrivée jusqu’ici ? Elle n’en a pas la moindre idée. Alors que quatre écrivains réunis pour leur retraite annuelle lui viennent en aide, elle détecte de vives tensions au sein du groupe. Les apparences sont trompeuses, et chacun d’eux semble dissimuler un secret en lien avec le mystère de son identité. Pendant ce temps, dans un quartier huppé de la banlieue londonienne, Eloïse disparaît, abandonnant ses deux enfants en bas âge. Son mari se démène pour la retrouver, mais l’enquête menée par la police révèle que leur mariage si parfait n’est qu’une façade..

Mon avis: Avant toutes choses, j'aimerais remercier Netgalley et Milady pour avoir accédé à ma demande sur le site, car c'est un livre que je voulais absolument lire.

Alors que je m'attendais à lire un thriller somme toute banal, je dois avouer que l'ambiance du livre dans lequel j'ai été plongé, était tout sauf banal. Dès les premières pages, nous apprenons la disparition d'Eloïse, une trentenaire bien dans sa peau, maman de deux enfants donc la dernière n'a que quelques mois et qui est allaitée. Ce dernier élément, très important, tend à prouver qu'Eloïse n'a pas abandonné ses enfants alors qu'elle savait son mari à Édimbourg pour le travail. Pourtant au fil de l'enquête, les certitudes n'en sont plus. Les soupçons d'un enlèvement s'érodent. Mais les doutent persistent, surtout avec le récit entrecoupé d'une jeune femme recueillie à moitié noyée sur une petite île abandonnée de Crète où seuls 4 autres habitants, tous écrivains, sont venus pour trouver l'inspiration. Même si sa mémoire refuse de revenir, la jeune femme ne veut qu'une chose: essayer de découvrir qui elle est et rentrer dans son foyer. Alors que tous semblaient vouloir la même chose qu'elle, petit à petit, la jeune amnésique comprend que son retour semble de plus en plus compromis.

Alors si je m'attendais à ça! Sans rire, je ne l'avais pas vu venir, je suis sur le cul. Cette histoire est totalement incroyable et tellement, mais tellement bien écrite que je m'y serais cru à la fois sur l'île de Kommeno et à Londres. Le travail psychologique accompli par l'auteur est indéniable et surtout remarquable.
Nous avons donc l'aspect psychologique qui nous pousse au coeur de l'action, au coeur de la vie d'Eloïse et Lochlan. Leur vie paraissait parfaite.  Rien ne l'est jamais.

Alors que nous suivons le point de vu de Lochlan, nous partageons la détresse avec cet homme. Lui qui était obsédé par son travail, se voit tout à coup propulsé dans une vie sans sa femme, celle qui gère le foyer, les enfants. Comment expliquer à son fils de quatre ans que sa femme a disparu, tout en menant de front le combat pour la retrouver. Gérer aussi les cadavres qui sortent petit à petit du placard. Nous assistons à la descente aux enfers d'un homme qui pensait tout avoir.

Puis, il y a Éloïse, car nous comprenons très que la femme amnésique échouée sur l'île, est la disparue de Londres. Cette femme qui a tout abandonné pour se consacrer à sa vie de famille. Comment s'est-elle retrouvée sur Kommeno? Qui sont ces quatre écrivains qui ne semblent pas pressée qu'elle parte de l'île? Éloïse se prépare à un long combat, à des révélations auxquelles elle devra faire face.

Enfin, parlons du thème le plus évident: l'amnésie. Ce n'est pas le premier roman qui traite du sujet, et pourtant, le travail est minutieux, l'histoire unique. L'auteure a fait le choix de plusieurs point de vu qui alternent entre l'île crétoise et l'île anglo-saxonne rendant le suspens mais aussi le désarroi des protagonistes plus profonds.
C'est compliqué d'écrire un avis sans pouvoir relater le fond du roman, car il y a tellement plus.

En bref, un roman coup de coeur dont la psychologie et les thèmes nous plongent dans les moments les plus sombres d'un couple qui devra faire face à leurs problèmes pour garder le bonheur qu'ils ont connu jadis.

Mes extraits:
— Salut papa, m’a-t-il salué en bâillant.
— Salut Maxie. Comment ça va ?
Il a lentement traversé la pièce avant de grimper sur mes genoux. J’ai déposé un baiser sur sa tête, brusquement submergé par une vague de tendresse.
— Est-ce que maman est revenue ?
Ça a été une torture de lui répondre que non.
Il s’est lové contre moi.
— Maman est partie faire les magasins ? Elle a oublié que, Cressida et moi, on était à la maison ?
— Non, je ne pense pas, Max.
— Elle s’est perdue sur le chemin du retour ?
J’ai secoué la tête et cela l’a bouleversé.
— Je veux maman. Où elle est ?
Lorsque j’ai compris que je ne parviendrais pas à le consoler et qu’il risquait de réveiller Cressida, je lui ai raconté un mensonge.
***
Le cri perçant gagne encore en intensité, lamentation étourdissante. On dirait un chat, ou peut-être un bébé. Je retourne en position assise et, brusquement, ma poitrine me brûle : une douleur incandescente me transperce les seins. Je suis inquiète, c’est comme si elle avait été provoquée par le bruit. Je n’ai aucune idée de ce qu’il se passe.
Je tire mon tee-shirt par le col, m’attendant presque à voir du sang couler de ma poitrine. Elle est légèrement humide. Une odeur sucrée monte jusqu’à moi. Douce, laiteuse.
Je me lève et monte en titubant jusqu’en haut de la colline. Les pierres acérées et brûlantes sont une torture pour mes pieds. Mes seins fuient comme un robinet mal fermé, mon tee-shirt est trempé. Il se passe quelque chose de terrible, mais je suis incapable d’expliquer quoi.

Chronique de Sandy Twi-Cops
Broché: 430 pages
Éditeur: Milady
Collection: Milady Suspens

Photo du jour

Nous sommes au cœur des vacances d'été!!! Et pour celles et ceux qui seraient déjà partis, tant pis 😂 C'est le dur retour à la réalité...
Pour les autres, celles et ceux qui ne sont pas encore partis (comme moi), rien de tel que de se faire plaisir...


Que diriez-vous de passer quelques jours dans ce magnifique bungalow?!? Personnellement, je ne dirais pas "non"..

Je me vois bien dans cette petite piscine à débordement ou alors - en contre-bas - sur le petit fauteuil qui m'a l'air bien moelleux...

Ne rêvons pas trop et retournons au boulot...

A demain!!!

De Dimka TwiCops

vendredi 13 juillet 2018

ASPHYXIE de Laura Trompette

Sortie le 7 mars 2018

Résumé: "Elle a été asphyxiée et pendue post mortem. Le légiste est formel. Il ne nous regarde pas quand il parle. Il s'agite autour de ce corps qui ne se mouvra plus. Je me réveille dans un sursaut et prends une respiration comme si je remontais à la surface. Cette affaire n'en finit pas de me hanter." Charlotte Paoli, capitaine à la Brigade Criminelle de Paris, et Hugo Decroix, docteur en droit, vivent ensemble depuis bientôt sept ans. Pourtant, sous le jeu des apparences, Hugo porte un secret et Charlotte a les yeux rivés sur sa carrière.En effet, depuis plus d'un an, son groupe de la Crim' est confronté à la terrible « affaire des pendues » : des meurtres en série de mères de famille, victimes d'une macabre mise en scène. L'enquête piétine devant l'absence d'indices. Et, soudainement, le tueur accélère la cadence? Scindée entre sa vie intime et cette enquête qui la touche personnellement, Charlotte saura-t-elle flairer le mal qui l'entoure ?

Mon avis: Après avoir découvert l'ébauche de ce roman dans Hello, j'étais plutôt impatiente de voir comment Emma allait extérioriser toute sa rancoeur envers Dorian à travers Hugo sans en faire un banal récit autobiographique.

C'est donc à travers un thriller psychologique que nous découvrons le nouveau roman d'Emma Coste. Sous sa plume sont nés Charlotte et Hugo. Elle, est capitaine à la brigade criminelle, lui est docteur en droit, et s'aiment d'un amour pur. Pourtant l'obsession d'Hugo va mettre à mal leur couple.
Charlotte a très peu d'instant à elle, son métier l'accapare très souvent, surtout depuis l'apparition du tueur en série avec l'affaire des Pendues. Obsédée depuis près d'un an, elle n'espère qu'une chose: coincer cet enflure, mais l'enquête piétine, le tueur est très méticuleux, très malin et aussi aux premières loges de l'enquête, ce qui lui donne un avantage certain. Charlotte arrivera-t-elle à faire la lumière sur cette affaire? Le coincera-t-elle? Du moins, le voudra-t-elle?

Vous connaissez tous ma passion pour ce genre littéraire qu'est le thriller, et bien que je ne puisse enlever le talent de l'auteure, je n'ai pas réussi à apprécier cette histoire. Autant j'ai pu excuser les longs moments d'apitoiement d'Emma dans "Hello" car cela accentuait son désarroi, autant dans ce livre-ci, j'attendais vraiment un roman avec plus de punch. Je ne saurais dire si c'est l'une des caractéristiques du style de Laura Trompette, mais j'ai trouvé le temps long à cause de trop longues descriptions des sentiments que ce soit de la part de Charlotte ou de Hugo qui disposent tous deux d'un point de vu, mais au final, je n'avais qu'une envie sauter des pages, ce qui m'arrive rarement. 

Le fait que l'on sache aussi très rapidement l'auteur des meurtres m'a aussi empêcher d'apprécier ce que j'aime le plus dans le genre: l'action, le suspens. Attention, l'idée est originale et plutôt bien menée mais du coup, ce manque de suspens a accentué mon sentiment de lenteur de l'intrigue.

Concernant les personnages, étant donné que j'ai assisté à leur "naissance", je me suis amusée à les comparer avec les personnages d'Hello. Pour le coup, l'auteur a joué la finesse car j'ai vraiment pu les détacher et en faire des personnages unique pour ainsi apprécier leur nouvelle facette. Et ce qui est rigolo, c'est qu'autant j'ai compati avec Emma dans le livre précédent, autant ici, c'était Hugo. Le pauvre semble tellement persuadé de faire ce qu'il faut. Son amour pour Charlotte est tellement sincère. 
Charlotte, quant à elle, est sympathique mais je n'ai pas autant accroché avec elle qu'Emma. Elle semble partagée entre sa vie et amoureuse et professionnelle, mais la distance qu'elle installe dès les premières pages entre elle et Hugo n'a pas attiré ma sympathie pour elle.

En bref, un livre pas inintéressant dans le fond mais dont les longueurs auront eu raison de moi. Je dois malheureusement avouer que si ce roman n'avait pas été un service-presse, je ne pense pas que je me serais forcée à le terminer.

***Merci aux éditions Pygmalion que cet envoi***

Mes extraits:
Je pense à Hugo et moi. 
Dans trois jours, nous aurons sept ans. Et, entre deux suppositions sur le nombre d’heures ou de minutes que cela représente, je réfléchis à ce nous. Tantôt rouge, tantôt gris, tantôt bleu. Rarement noir ou blanc. 
Le jet chaud qui me percute la peau et me console de mon lit me donne envie de m’asseoir dans la baignoire pour faire un point. Un point sur nous, sous l’eau. Nous, le couple que nos amis appellent « idéal » sans avoir la moindre idée de son essence réelle. Ils ne voient tous que les branches fleuries en été mais ne connaissent pas ce qui coule dans le tronc, de la cime au pivot. 
Qu’est-ce qui me prend de faire des métaphores pour moi-même dès le matin ? Suis-je obligée de tirer sur mes pensées à cette heure-ci ? 
Déformation professionnelle.
 Nos amis ne perçoivent que ce qui dépasse. Hugo et moi sommes plus complexes qu’il n’y paraît. Comme les enquêtes au bureau et comme tout le monde, finalement. Le simple, le limpide, le lisse, c’est bon pour les films à l’eau de rose et les romans de midinettes. 
*** 
Il paraît que quand on connaît l’autre dans les moindres détails, que l’on n’a plus rien à explorer, on se laisse un jour tenter par l’inconnu, dont on cherche souvent à être déçu d’ailleurs, et on revient au bercail, avec l’impression d’être toujours vivant, d’avoir fait le bon choix. Les gens qui s’en sont ouverts à moi voient cela comme une micro-respiration. Personnellement, je n’en ai jamais eu besoin, j’ai trouvé mon équilibre depuis Charlotte. Mais, bien que ce ne soit pas dans ma nature, j’arrive à le concevoir.

Chronique de Sandy Twi-Cops
Broché: 408 pages
Éditeur: Pygmalion