lundi 13 février 2023

LES FRERES LUCAS, T6, Une nuit rêvée de Jordan Marie

 Sorti le 14 décembre 2022


Résumé: Green Lucas n’a aucune idée de ce qui va lui tomber dessus. Recherche : Femme avec du cran et de la fougue pour m’aider à sortir la tête de mon fils de son cul. Vous devez être indépendante et ne pas chercher à vous faire entretenir. Avoir de la jugeote est un plus, mais il n’est pas nécessaire d’être une intello. Si vous êtes rousse, nous ne pourrons donner suite à votre candidature, car mon fils semble avoir un faible pour ces dernières, et il a besoin qu’on le bouscule un peu. Avec du caractère, mais souple également (et je ne parle pas de ce qui se passe dans la chambre à coucher, une mère n’a pas besoin de savoir ce genre de choses). Point bonus si vous vous appelez Marguerite, Lily, Hyacinthe, Jasmine, etc. Mais surtout pas Dahlia, c’est un non direct. Vous devez aimer les enfants, notamment les garçons en pleine puberté qui découvrent que les filles sont en fait plus intéressantes que les jeux vidéo. Dernier point, très important : vous devez détester tout ce qui touche au base-ball (point bonus si vous n’avez jamais vu un match, à la télévision ou en personne). Si cette description vous correspond, à vous ou à quelqu’un que vous connaissez, vous pouvez postuler à l’adresse ci-dessous. P.-S. : Vous devez aussi adorer les vaches. Parfois, une mère doit prendre les choses en main. Que les jeux commencent.

Mon avis: Bon, moi qui pensais que cette saga se terminait au tome quatre, je me suis foirée sur toute la ligne 😂 mais bon, je suis contente de pouvoir découvrir cette fois l'histoire de Green! Ne me demandez pas où il se situe dans la hiérarchie familiale, je ne m'en souviens plus (en même temps, ils sont assez nombreux quand même!) et puis, on s'en fiche un peu, c'est un Lucas donc son histoire mérite d'être connue.

Du coup, pour le spitch, Green Lucas est un joueur de Base-Ball professionnel, papa d'un ado qu'il a eu avec une femme qui n'a pas hésité à les laisser tomber. N'ayant pas vraiment eu de chances avec les femmes qui ont partagées sa vie, Green préfère désormais se consacrer à son fils et sa vie professionnel. C'était sans compter sur cette jeune femme avec laquelle il a eu une nuit torride mais dont il ne se souvient pas. 
Kage est une jeune femme à peine majeure qui a déjà vécue plus de merdes qu'il n'en faut en une seule vie. Afin de survivre mais surtout de soigner l'ado qu'elle a pris sous son aile, elle bosse comme serveuse dans un restaurant et est devenue douée en tant que pickpocket. Quand elle a rencontré Green pour la première fois, elle pensait que le bonheur avait peut-être enfin tapé à sa porte, mais le goujat l'a vite fait redescendre sur terre...

Bien que le tome précédent ait été une réussite pour moi, je suis quand même restée sur mes gardes avec ce tome-ci afin d'éviter la désillusion. Eh bien, je suis très contente car je suis ressortie plutôt satisfaite à la fin de cette lecture. Je ne vais pas mentir en disant que c'est la romance du siècle mais je me suis quand même retrouvée face à une histoire de qualité où l'émotion, le rire et la passion se sont parfaitement liés pour nous donner un contenu qui m'a fait passé un très bon moment de lecture. J'ai grandement apprécié que Jordan Marie soit un peu plus entrée dans l'émotion avec Green, contrairement aux premiers tomes qui étaient plus rythmés par les scènes de sexe, tout en gardant ce côté humour qui m'a quand même fait continuer la saga.

J'ai aimé que Green soit un personnage complexe mais surtout très solide comme personnage masculin. Ce n'est pas un tombeur, coureur de jupons comme je l'imaginais. Au contraire, c'est un homme plein de valeur même s'il est parfois très obtus et tête à claques.
Pour ce qui est de Kage, je l'ai tout simplement adoré. Cette jeune femme est extraordinaire et je ne vais pas vous cacher que je me suis beaucoup retrouvée en elle. Elle a cette force pour les autres qu'elle ne mettra jamais pour elle-même. Elle doute aussi énormément et n'arrive pas forcément à faire confiance en les autres mais aussi au destin. 
J'ai trouvé que leur romance était très belle. Pour certains, elle sera peut-être trop simple ou pas assez torturée, personnellement, je l'ai trouvée parfaite.

Pour ce qui est des autres personnages, j'ai bien évidement été très contente de retrouver les membres de la famille Lucas mais j'ai surtout adoré retrouver Ida Sue, la matriarche. Cette femme est juste extraordinaire! Elle me fait mourir de rire comme personne! 

En bref, je suis enfin contente de pouvoir mettre un coup de coeur pour l'un des tomes de cette saga. J'aurais pu le mettre pour l'histoire d'Ida Sue  mais je ne m'attendais tellement pas à ce genre d'histoire pour elle que c'est peut-être ce qui m'a freiné! Mais bon, Green et Kage mérite leur coup de coeur! 

Mes extraits: 
La nuit dernière, tout a changé.
Hier soir, Green Lucas m’a mise sens dessus dessous, au sens propre comme au figuré. La nuit dernière m’a changée.
Je n’ai jamais été le genre de fille à croire au coup de foudre, mais après avoir passé la nuit avec Green… je pourrais le devenir.
Bon sang, c’est vrai, je pourrais complètement devenir ce type de fille, et je ne l’avais pas vu venir. Une fois que j’aurai raconté ces conneries à Russ, il se moquera de moi pendant un an.
Et je ne m’en soucierai même pas, parce que j’aurai Green.
Moi !
Kage Bentley, une enfant de la rue, qui sert littéralement de punching-ball à l’univers, a réussi à attirer l’attention de Green et…
— Il est l’heure de se réveiller, poupée.
Je fronce les sourcils dans mon oreiller. Sa voix est différente, ce matin. Bien sûr, on ne fait plus l’amour, alors je suppose que c’est normal. Le ton riche et profond, la douceur qu’il utilisait quand il prononçait mon nom me manquent… et je n’aime pas le surnom qu’il utilise. Dieu merci, il ne m’a pas appelée comme ça hier soir, sinon je serais partie.
Ça aurait été dommage.
— Hé, bébé, c’est l’heure de bouger ton cul. On doit rendre la chambre.
Sa voix brusque me secoue, ainsi que son ton froid. Toutes les belles pensées romantiques de la nuit dernière sont effacées en un instant.
— Quoi ? m’enquiers-je, en levant lentement mon regard.
Je fronce les sourcils quand je constate que l’homme debout près du lit n’est pas Green du tout. Je m’empresse de resserrer la couverture sur moi, me sentant nue et plus qu’effrayée.
— Il faut que tu t’habilles. Il est temps d’y aller.
— Qui êtes-vous ? Où est Green ? demandé-je, mon visage me brûlant comme si j’étais dévorée par les flammes.
— Il est parti il y a des heures pour l’entraînement, et avec une sacrée gueule de bois. Vous avez vraiment dû faire la fête, hier soir. Bref, il faut que tu sortes. Green t’a laissé une enveloppe près de la porte.
— L’entraînement ? répété-je.
Je cligne des yeux alors que j’essaie de comprendre comment une nuit qui a été si géniale s’est transformée en enfer.
— Son entraînement de base-ball, tu sais, son métier ? Putain, tu dois avoir autant la gueule de bois que lui, déduit l’homme, clairement dégoûté.
Je ne sais pas de quoi il parle.
La gueule de bois ? Green buvait quand on s’est rencontrés. Je le savais, mais était-il vraiment ivre à ce point ? Il n’avait pas l’air d’être dans les vapes, mais je n’ai pas beaucoup d’expérience en la matière. Je ne bois pas, et Green s’est d’ailleurs amusé de ce détail. Tout ça n’a pas de sens.
— Pouvez-vous me laisser seule une minute pour m’habiller ? demandé-je à l’homme qui se tient toujours au-dessus de moi, à me fixer.
— Tu as cinq minutes avant que la sécurité escorte ton joli cul dehors, répond le type en s’éloignant. Il fait déjà jour. La dernière chose dont Green a besoin, c’est de se retrouver avec les unes des journaux à scandales en train de proclamer qu’il a fait la fête avec une gamine qui a l’air d’avoir seize ans.
— Je… Je n’ai pas seize ans, répliqué-je, sur la défensive.
J’écarte ma masse de cheveux bouclés – le fléau de mon existence – de mon visage et me concentre sur le type qui, il y a quelques instants à peine, me semblait être le dernier homme bon au monde. Maintenant, je commence à penser que j’avais tort.
Horriblement tort.
— Tu as l’air d’avoir seize ans. En plus, ces vautours qui suivent l’équipe partout s’en ficheront. Alors, il faut que tu sortes ton joli cul du lit. N’oublie pas de prendre l’enveloppe près de la porte, me rappelle-t-il avant de claquer la porte derrière lui.
Je regarde fixement la porte pendant une minute, incapable de croire que cette matinée se déroule de la sorte, alors que la nuit dernière a été fantastique. Bien sûr, je n’avais aucune idée que Green était un joueur de base-ball dont l’équipe était aussi suivie. Je secoue la tête pour essayer de réfléchir à ce que je vais faire.
À mon avis, le type ne plaisantait pas quand il a dit que la sécurité me jetterait dehors, et je n’ai pas très envie de vérifier cette théorie. La honte, la douleur, la frustration, la tristesse et environ une centaine d’autres émotions me submergent. Les larmes me piquent les yeux.
Je me sens… sale.
Je me lève rapidement et cherche mes vêtements. Après avoir réussi à mettre la main sur le dos nu et le jean que je portais, je retourne les draps, mais ne trouve ma culotte nulle part. J’enfile ce que j’ai dans les mains, cherchant désespérément à couvrir mon corps nu, puis me dirige directement vers la porte, voulant m’éloigner très, très loin de Green Lucas et de cette fichue chambre d’hôtel.
Quand j’y arrive, je vois une enveloppe. Je la prends et même si je suis mortifiée, j’ai cet espoir infime qu’il y ait une note indiquant son numéro de téléphone, expliquant pourquoi il n’est pas là, avec la promesse de se rattraper.
Cet espoir meurt quand je vois que le nom inscrit sur l’enveloppe est Katie.
Je n’arrive pas à y croire. Je suis tellement sous le choc que je me surprends à regarder autour de moi. Le type de tout à l’heure est là, en train de parler à la femme de chambre et à deux autres hommes en costume.
— L’enveloppe…, commencé-je.
Mais le type ne me laisse pas finir.
— Ouais, c’est ça. Tu peux prendre un taxi en bas, lance-t-il comme pour me congédier.
J’étais confuse et triste, mais à présent, je ressens de la honte et de la rage.
Je n’arrive pas à croire que Green n’ait même pas retenu mon prénom. Ce n’est pas comme si Kage était si commun, on pourrait penser que ce serait resté dans sa putain de mémoire, surtout vu comment on a passé la nuit. Ça ne ressemble même pas à Katie !
Je trouve la petite pochette noire que je portais la veille, la saisis et ouvre l’enveloppe, presque tout en même temps. Il n’y a pas de mot. À la place, l’enveloppe contient de l’argent. Je compte, mon incrédulité grandissant chaque seconde.
Cinq cents dollars.
J’ai couché avec Green Lucas. Je lui ai offert ma virginité et je pensais que ça avait été magique… Au lieu de ça, je n’étais… qu’une pute.
J’attrape l’argent, regrettant que Green ne soit pas là, car j’aurais pu le lui balancer et lui dire où il pouvait se le mettre. Son absence m’empêche de réaliser cette impulsion, alors je prends l’argent. Puisqu’il pense que je suis une prostituée, il peut bien me payer. Je sors en claquant la porte derrière moi.
Green Lucas peut aller se faire foutre.

Chronique de Sandy 

Broché: 382 pages
Editeur: Bookmark Editions
Collection: Infinity
Sous-Collection: Romance Passion

Lien de la chronique du T5: ici


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire