Affichage des articles dont le libellé est viol. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est viol. Afficher tous les articles

lundi 27 novembre 2023

THE WAY I USED TO BE, T1 d'Amber Smith

 Sorti le 2 novembre 2023

New Adult / Drame

Résumé: "Les quatorze années précédentes n'ont été qu'une répétition générale pour me préparer à bien la fermer maintenant." Une nuit, le monde d'Edie bascule et ses certitudes volent en éclats. Une nuit où le meilleur ami de son frère la viole et la laisse anéantie. Alors Edie enterre au plus profond de son être celle qu'elle était. Les amies, les mecs, plus rien ne pourra jamais être comme avant. Désormais, elle prendra tous les matins le chemin du lycée les poings serrés et les yeux secs.

Mon avis: Avant de commencer, juste petite mise en garde avec ce roman. Les thèmes abordés sont très durs et peuvent heurtés la sensibilité de certains lecteurs. 
En effet, ce roman raconte la terrible histoire d'Eden qui a subi un viol à l'âge de quatorze ans par le meilleur ami de son frère. Nous allons la suivre pas à pas, voir comment elle va continuer à vivre après cette épreuve. 

Et sincèrement, ce roman est une vrai claque. Je l'ai commencé vers 21h et je n'ai pas réussi à le poser avant de le terminer ... au petit matin! Au début, j'ai été un peu déstabilisée, car je ne m'attendais pas à ce qu'on suive Eden de l'instant T jusqu'au dénouement, mais finalement, c'était la juste chose à faire. Du coup, ce livre se décline en quatre parties: les années de troisième, seconde, première et terminal. Quatre années où l'on voit Edie souffrir en silence. J'ai tellement souffert avec elle, c'était horrible. 
L'autrice a su poser les mots justes pour faire comprendre qu'être victime de viol, c'est aussi la peur de ne pas être crue, c'est la honte et le dégoût de soi qui vont avoir des répercussions sur le comportement au quotidien sans que personne ne comprend le pourquoi du comment. 
J'ai trouvé ce roman tellement juste et beau malgré toute l'horreur qu'il véhicule.

Et puis Eden! Bon sang, j'ai été anéantie avec elle. Cette innocence volée par une ordure qui n'a aucun scrupule. J'ai ressenti chacune de ses émotions, c'était tellement dur. Et pourtant, à travers cette histoire, à travers cette héroïne, l'autrice démontre aussi à quel point toutes ces victimes ont une résilience incroyable. Alors oui, souvent les gens se posent la question: pourquoi n'a-t-elle rien dit avant? Je pense que ce livre est une belle réponse. Chacune vit ce drame comme elle le peut et rien n'est évident. 
Eden a choisi l'autodestruction et sans le savoir. Elle se referme sur elle, sabote ses relations amicales et amoureuses car elle ne veut plus perdre le contrôle. Elle a vécu ce viol comme un échec, ne pas avoir su repousser, crier ou agir contre ce monstre. Elle veut être maîtresse d'elle-même mais ne s'aperçoit pas qu'elle se fait du mal.
Josh aurait pu être sa bouée de sauvetage. Il a été le seul à persévérer, à essayer de briser sa carapace mais face à la puissance de l'auto destruction d'Edie, il a fini par baisser les bras. Alors oui, j'ai été déçue car j'aurai aimé qu'il y arrive mais romancer le calvaire de la jeune femme ne lui aurait pas rendu justice. 

Bref, je vais m'arrêter là mais sachez que je pourrais parler de ce roman pendant très longtemps encore. Donc je vous invite simplement à lire ce roman qui a été THE coup de coeur de cette année. En attendant, je vais aller lire la suite en VO car j'espère qu'Eden aura une suite qu'elle mérite.  

Mes extraits:
 Il est entré dans ma chambre. Il était deux heures quarante-huit, j’ai regardé mon réveil, et à deux heures cinquante-trois, c’était terminé.
 Mais ce n’est pas toute la vérité.
 Cinq minutes. Trois cents secondes, rien de plus. Cela peut sembler peu ou beaucoup, en fonction de ce qui se passe. Vous appuyez sur le bouton « snooze » de votre réveil et vous vous rendormez cinq minutes de plus – ce n’est rien du tout. Mais si vous devez faire un exposé devant votre classe et que tous les yeux sont rivés sur vous, ou si on vous pose un plombage à cause d’une carie, cinq minutes, ça peut paraître très long. Ou mettons que vous soyez humilié ou torturé par quelqu’un en qui vous aviez confiance, quelqu’un avec qui vous avez grandi, quelqu’un que vous aimiez, même… Cinq minutes, ça représente une éternité. Cinq minutes c’est le restant de votre putain de vie entière à la con.

Chronique de:

Broché: 416 pages
Editeur: Gallimard Jeunesse


mardi 4 avril 2023

BOSTON BELLES, T4 The wolf de L.J Shen

 Sorti le 5 avril 2023

🔞Adulte / Dark Romance



Résumé: La femme fatale la plus infâme de Boston trouve son équivalent dans un Anglais dangereusement doux qui a juré de ne jamais se marier dans ce roman autonome de l'auteur à succès du Washington Post, L.J. Shen. Emmabelle Penrose a traversé la vie sans jamais avoir besoin d'un homme, un plan qui a fonctionné à merveille jusqu'à il y a environ cinq minutes, lorsqu'elle a décidé qu'elle devait avoir un bébé. Devon Whitehall, c'est 1,80 m d'ADN de premier choix, de sécurité financière et de titres royaux britanniques. Et surtout, il craint la chose qu'elle redoute le plus : se marier. Emmabelle pense que c'est une évidence lorsque Devon lui propose ses services - sperme et implication dans la vie de son futur enfant. Ce qui commence comme un arrangement familial moderne et innocent se transforme rapidement en un tissu de mensonges, de passés sombres et de secrets dévoilés. Dans ce chaos, Emmabelle et Devon sont forcés de faire face à l'horrible vérité : ils sont capables d'aimer. Pire encore, ils pourraient le ressentir l'un envers l'autre.

Mon avis: S'il y a bien une chose que je n'aime pas, c'est devoir quitter un univers que j'ai apprécié. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et il est l'heure de dire aurevoir aux Boston Belles. 

Pour clore sa saga, L.J Shen a fait le choix de nous offrir l'histoire de la plus affirmée du quatuor, la belle Emmabelle et je dois dire que j'étais plutôt curieuse de la lire. En effet, depuis le premier tome, Belle est celle qui a le plus montré sa personnalité. Elle est indépendante, tempétueuse mais surtout farouchement attachée à sa liberté, donc le mariage et les enfants, non merci. Seulement quand elle apprend que si elle n'a pas un enfant le plus rapidement possible, elle ne pourra sûrement plus enfanter à cause d'un soucis médical, elle décide de passer le cap à une condition: un enfant oui, mais un homme dans sa vie? Certainement pas. Cependant, avoir recours à un donneur anonyme coûte cher et même si Belle a su tirer son épingle du jeu, elle ne roule pas sur l'or surtout depuis qu'elle a racheté les parts de ses associés du Mayhem. Alors quand Devon Whitehall, le célèbre avocat de Boston et ancien amant, lui propose un contrat qui lui permettra d'avoir un enfant avec un bel héritage à condition qu'il puisse rester dans la vie du bébé, la jeune trentenaire décide d'accepter. 
Il ne faut pas croire pour autant que Devon a l'âme charitable ou qu'il soit sentimental, car l'arrivée de cet enfant pourrait bien être la porte de sortie vers sa propre liberté. Si seulement c'était aussi facile...

Quelle belle manière de clore la saga avec un gros coup de coeur pour ce roman 💓. J'avais adoré l'histoire de Kill et Persy, mes chouchous jusqu'à présent maaaaiiiss après la lecture de ce tome-ci, je dois bien avouer que Belle et Devon les ont égalés. J'ai tout simplement adoré leur histoire. 
J'ai adoré la profondeur des personnages, comment leurs histoires personnelles ont été amenées, les dégâts qu'elles ont causées dans leurs vies et qui font qui ils sont aujourd'hui. 
J'ai adoré la plume de l'autrice qui m'a fait ressentir tellement d'émotions. J'ai souris, parfois. J'ai été agacée aussi. Mais surtout, j'ai eu le cœur serré par l'angoisse à la fois pressée de connaître le dénouement mais sans passer par le milieu qui allait ou plutôt m'a retourné les tripes, notamment à cause des flash back des deux points de vue des personnages principaux. 

Il faut dire que pour ce dernier tome, LJ Shen n'a pas lésiné sur ses personnages. Emmabelle a beau paraître forte, indépendante et très sûre d'elle, c'est aussi une femme bousillée par la vie et j'en dirais pas plus parce que j'ai pas envie de spoiler mais bon sang, quelle horreur! Alors oui, elle m'a souvent agacée, je dois bien l'admettre mais comment ne pas compatir, comment ne pas l'aimer? Impossible pour moi. 
Et puis, il y a Devon. Au delà de sa beaugossattitude (le flegme anglais, ça fonctionne à tous les coups!), c'est surtout le développement de son personnage qui m'a le plus plu. On est loin du blagueur Hunter, de l'impassible Kill ou du mafieux Sam, qui peuvent limite être des caricatures de la romance. Devon est ce qu'il s'approche le plus d'un homme "normal". Bon, ok, normal comparé aux trois autres car on est quand même loin de la normalité. 😂 Il est charmant, posé, jamais dans l'extravagance. Toutefois, ça ne l'empêche pas d'avoir un passé douloureux qui va lui exploser en pleine face. 
Du coup, quoi de mieux que deux personnages abîmés pour créer une belle histoire d'amour? Rien, surtout quand elle est écrite avec une si jolie plume. 

En bref, un dernier tome gros coup de coeur. J'ai vraiment adoré la profondeur que LJ Shen a apporté à Emmabelle et Devon. Des quatre couples, je trouve que ce sont eux qui ont été le mieux construit et  le mieux développés. Je suis triste de les laisser partir mais je ne doute pas que l'autrice me fera rencontrer de nouveaux personnages que j'aimerais tout autant.

Mes extraits:

— S’il faut que je tombe enceinte cette année, je le ferai. Pas d’homme ? Pas de problème. Je ferai appel à un donneur de sperme. Il paraît qu’ils sont grands, intelligents et forts en maths. Que demander de plus à un papa ?

Je laissai échapper un ricanement et me levai. Le gynéco resta assis, comme éberlué par ma réaction.

Ouais, je sais. Je n’ai pas de cœur. Pas d’émotions. Et, depuis cinq minutes, pas d’utérus en état de marche non plus.

— Vous ne voulez pas y réfléchir ? demanda-t-il.

— Réfléchir à quoi ? Mon temps est compté. Je trouverai un donneur de sperme et ce sera réglé.

De toute façon, je n’avais pas l’argent nécessaire pour une mère porteuse. Et puis, être enceinte faisait partie du deal. Ces dernières années, j’avais vu mes amies et ma sœur produire des bébés comme des distributeurs PEZ. Avec de beaux ventres ronds, des envies excentriques et des sourires béats alors qu’elles soupesaient l’éternelle question : peinture pastel ou papier-peint pour la chambre du bébé ?

Je voulais toutes ces choses.

Chacune de leurs expériences banales, triviales.

Sauf une.

Le mari.

Me marier n’était pas dans mes plans.

Les hommes étaient instables, indignes de confiance, et surtout… dangereux pour moi.

***
— Ne lui faites pas confiance. Elle est frivole, ricana une voix à l’accent anglais quelques tabourets plus loin.
La personne à qui elle appartenait était tapie dans les profondeurs du bar, l’ombre dissimulant son élégante silhouette. Je n’eus pas besoin de plisser les yeux pour savoir de qui il s’agissait.
À Boston, un seul homme irradiait le pouvoir, l’odeur de cigarette et l’orgasme imminent.
Mesdames et messieurs, Devon Whitehall.
Aussi connu sous le nom de Connard-qui-a-enfreint-ma-règle « jamais plus d’une fois ».
On avait couché ensemble trois fois avant que je reprenne mes esprits et arrête les frais. J’avais tout de suite su que Devon Whitehall était différent, dès qu’on s’était envoyés en l’air trois ans plus tôt dans le chalet de Cillian, mon beau-frère.
C’était une créature à la douceur dangereuse, l’intellectuel de sa bande de potes. Il était manipulateur, arrogant, et à part.
Les hommes de son entourage avaient tous des défauts flagrants. Cillian était un mec rasoir toujours en costard ; Hunter, le mari de ma meilleure amie, était timbré et grande gueule ; et Sam, l’époux de mon amie Aisling était… eh bien, un tueur en série. Mais Devon n’avait au-dessus de sa tête aucun néon géant déconseillant de l’approcher. Il n’était ni amoché, ni brisé, ni en colère. Pas en apparence, du moins. Pourtant, il avait cette qualité inégalable qui donnait envie de s’embraser comme une météorite, au risque inévitable de finir en tas de cendres.
Il était tout ce qu’une femme pouvait désirer, enveloppé dans un paquet divin.

Chronique de Sandy

Broché: 512 pages
Editeur: Collection &H

Chronique du tome précédent: ici


lundi 31 octobre 2022

DARK SOUL, de Haley C. Scott

Sorti le 21 octobre 2022

Résumé : Cheveux rouges, look gothique, T-shirt tête de mort... Charlotte se moque de l’opinion des autres. Les hommes ? De passage simplement. Et à ses conditions.

On lui a tout volé il y a neuf ans, elle ne pourra plus jamais faire confiance à quelqu’un.

Jusqu’à lui.

Rebelle, charismatique et indépendant, Dom connait les difficultés de la vie. Il les côtoie au quotidien dans le centre pour jeunes dont il s’occupe. Son échappatoire ? Son groupe de rock et la musique. Les faux-semblants ? Pas son truc.

Sa liberté est trop précieuse à ses yeux pour qu’il donne son cœur à quelqu’un.

Jusqu’à elle.

Il remet en question ses certitudes, la place face à ses démons, lui donne envie d’y croire.

Elle le bouleverse, le touche, lui donne envie d’espérer.

Quand deux univers entrent en collision, deux issues : l’implosion, ou la fusion. Charlotte saura-t-elle sortir de ses ténèbres intérieures pour goûter à l’espoir ? Et à l’amour ?

Dom pourra-t-il affronter le passé pour construire l’avenir ?

Plongez dans cette romance sombre, où passé et présent se confrontent pour construire l’avenir. Vous n’en sortirez pas indemnes !


Mon avis : Avant toute chose, je tiens à remercier notre super partenaire pour la découverte de service presse. Et je tiens également à vous préciser que certains passages de ce livre peuvent heurter votre sensibilité.

En effet, il y a neuf ans de cela et plus particulièrement le soir de ses 18 ans, Charlotte - notre héroïne - a vu sa vie basculer au moment où elle a décidé de suivre un badboy qu'elle connaissait à peine. Elle se retrouve droguée et violée!

Il a neuf dans de cela, le même soir, elle aurait dû choisir de rester avec Dom, le fils ainé des propriétaires qui donnaient une somptueuse réception dans leur somptueuse demeure à laquelle Charlotte s'était rendue avec ses parents.

Ce garçon là, elle retrouve un peu par hasard 9 ans plus tard... La suite, je vous laisse la découvrir ou, du moins, lire le résumé qui fait - encore une fois - un bon travail de... résumé 😂 puisque l'essentiel y figure.

Parlons donc des personnages. Que ce soit les principaux ou les secondaires, ils ont tous un rôle important à jouer dans ce roman. Charlotte est une survivante tout comme Clémence... Elles ont vécus de choses que vous ne souhaiteriez même pas à votre pire ennemi(e) mais malheureusement, les "points communs" ne s'arrêtent pas là : des paternels qui ne méritent pas d'être appelés "papa", des similitudes dans les violences subies. Elles seront présentes l'une pour l'autre et ensemble feront fond pour que les coupables soient condamnés.

Dom est présent pour Charlotte mais également pour Clémence. Il s'en veut beaucoup de n'avoir "rien vu" mais sait être à l'écoute pour les deux jeunes femmes. Il saura être un pilier au moment venu. Et puis, il y a aussi les autres membres de son groupe de rock. J'ai beaucoup aimé Oz.

Je découvre ainsi la plume de Haley C. Scott avec Dark Soul. Celle-ci est puissante et maîtrise bien les émotions véhiculés par ce récit, récit douloureux au vu du passé des personnages et de leurs traumatismes. La révolte gronde.... J'ai eu envie d'arracher des têtes...

Mon petit bémol : j'aurai voulu en savoir plus sur les quatre années qui se sont écoulés entre le dernier chapitre et l'épilogue.

En bref, l'histoire de Charlotte va vous retourner l'estomac tellement elle est criante de vérité. Bravo à Haley C. Scott d'avoir eu le courage - il en faut - d'écrire ce roman et de finir par une information qui révolte : "En France, entre 5 et 10% des victimes de viol portent plainte et seulement 1 à 2% des viols aboutissent à une condamnation des auteurs en cour d'assises...".


Mes extraits :

- Bon, j'ai ce qu'il te faut, réplique Lily qui ne lâche pas l'affaire.
Elle fouille dans son sac et en sort un sachet kraft. Elle l'ouvre et crie :
- Tadaaaam !
Un énorme muffin aux myrtilles.
Et là.
J'avoue que j'ai le sourire. J'ai sauté le repas pour aller voir Héléna et peut-être, je dis bien peut-être, que mon humeur s'améliorera avec des calories.
Je salive et mes deux amis se marrent.
- Donc, dans le mode d'emploi spécial "Charlotte", gousse-t-elle, il faut avouer "A nourrir à heure fixe", sinon c'est comme les Grelins, elle se transforme en bête féroce !

* * *

- T'es pas un mec banal, toi.
Il m'adresse une moue de tombeur, il est à croquer. Ce n'est pas le type de gars qui m'attire d'habitude, ce n'est pas un bad boy, il n'est pas bodybuildé et pourtant, je déglutis avec force tout en faisant un genre de sifflement à travers mes dents.
- Hum, je peux attaquer le plat principal maintenant ?
Une petite réaction de panique traverse sa gueule d'ange à l'idée de ne rien avoir ramené d'autre avant qu'il ne comprenne que le plat principal, c'est lui. Un sourire en coin fait apparaître ses fossettes. Mon Dieu, il a des fossettes !

* * *

- La vache ! Mais c'est immense !
Elle court presque jusqu'à la fenêtre pour admirer la vue et siffle.
- Eh bien, eh bien ! Monsieur Leroy, mon studio a dû vous sembler bien ridicule. Je m'en veux de vous avoir accueilli dans une si modeste demeure, joue-t-elle en me faisant une révérence. Votre mère ne s'est pas moquée de vous !
Je mets un genou à terre, face à elle, et clame.
- Aucune demeure ne sera modeste, pourvu qu'elle me permette d'être à vos côtés.
Elle s'agenouille à son tour face à moi.
- Où donc étiez-vous toutes ces années, mon bien-aimé, chuchote-t-elle en posant ses lèvres sur les miennes.

* * *

Chronique de Dimka TwiCops


Éditeur ‏ : ‎ Alter Real Editions
Broché ‏ : ‎ 275 pages

jeudi 21 février 2019

SUGAR DADDY, T1, Sugar Bowl de Sawyer Bennett

Sorti le 14 Février 2019


***Contient de nombreuses scènes de sexe, et des passages qui peuvent heurter la sensibilité des lecteurs***


Résumé: Sela Halstead a été droguée et violée quand elle avait 16 ans. Elle a passé des années à essayer d’oublier cette nuit-là, tout en s’interrogeant sur l’identité des monstres qui l’ont brutalisée. Jusqu’à ce qu’un jour en regardant la télévision, elle voit un tatouage qui fait tout remonter à la surface. Le tatouage appartient à Jonathon Townsend, le millionnaire fondateur du Sugar Bowl, un site Web qui associe les hommes riches et plus âgés à des jeunes femmes. Obsédé par la vengeance, Sela s’infiltre dans le monde de Townsend, pour ensuite se retrouver face à une complication alléchante: Beckett North, son charismatique partenaire. Beck qui est le concepteur du logiciel de Sugar Bowl, obtient toujours ce qu’il veut, en affaires et au lit. Et pourtant, lui qui a tout vécu, est terriblement attiré par la jeune et fraîche Sela. Parce qu’avec elle, ce n’est pas seulement une question de sexe. Beck se livre à elle comme il ne l’a jamais fait avec d’autres filles. Alors pourquoi a-t-il le sentiment qu’elle cache quelque chose? Dans un monde de plaisir et de pouvoir, la sinistre vérité pourrait les retourner les uns contre les autres – ou les lier pour toujours.

Mon avis: Il y avait longtemps que je n'avais pas lu une romance érotico-pornographique. Je me suis laissée tenter cette fois pour changer un peu et je sors relativement contente d'avoir sauté le pas.
Bon, je suis pas exaltée non plus, hein, mais déjà, je ne sors pas excédée, c'est déjà une bonne chose.

Comme le présente la quatrième de couverture, Sugar Bowl raconte l'histoire de Sela, qui, a seize ans, a été droguée et violée en réunion le jour de son anniversaire. Bien que la mémoire lui fasse défaut, des bribes de cette soirée lui reviennent. Des moments qui la souillent au point de s'ouvrir les veines. Dix années passent, Sela a survécu mais elle est encore brisée. Le sexe est une corvée ou une récompense qu'elle offre à certains de ses amants mais son principal objectif est de finir son master en psycho. Jusqu'au jour où elle tombe sur la reportage télé où Jonathon Townsend apparaît dans toute sa gloire, mais ce n'est pas l'homme qui la brise à nouveau, c'est le tatouage qu'il porte au poignet. Un phénix qui hante ses cauchemars et lui rappelle que cet homme lui a pris son innocence. Alors Sela n'a plus qu'une idée en tête: la vengeance! Elle avait tout prévu, mais pas sa rencontre avec l'ami et bras droit de JT, Beckett. Son premier plan échouant, Sela prend conscience que l'attirance qu'éprouve Beck est peut-être un atout pour elle. Ce qu'elle n'avait pas prévu, c'est que cette attirance soit réciproque...

Cette histoire se lit très rapidement et le style de l'auteur est plutôt agréable. J'irai même jusqu'à dire que si les scènes avaient été plus érotiques que pornographiques, j'aurais pu l'apprécier plus encore. Mais bon, je ne suis pas fan du langage ordurier et des "Jouis pour moi bébé" donc forcément, la note baisse d'un cran. Du côté de l'histoire, je me suis prise au jeu de Sela et j'avais moi aussi envie de faire tomber l'ordure de JT. L'auteur reste cohérente du contexte dans lequel se déroule son histoire et garde bien la maîtrise de ses personnages. 

Personnages que l'on aime ou l'on déteste. Je ne me suis pas forcément attachée à ces personnages. J'ai plutôt vécu leur histoire de l'extérieur comme un fait divers qui passerait à la télé. Cela ne m'a pas empêchée pour autant de les apprécier et de comprendre leurs réactions, leurs ressentis. 

Sela est une jeune femme déterminée mais surtout fragilisée par son viol. Mais ce qui anime Sela, c'est la rage et ce besoin de vengeance. L'auteur les dépeint plutôt bien ainsi que sa détresse ou encore ses doutes autant à travers son point de vu à elle que celui de Beck. Et la relation qu'elle entreprend avec ce dernier va commencer à la moduler peu à peu, ce qui est intéressant car sinon la fin de cette histoire ne pourrait être que tragique.

Du côté de Beck, il n'y a pas grand chose à dire. Il fait parti des hommes parfaits que nous côtoyons dans les livres: beau, gentil, dieu du sexe, riche comme crésus, et aucun défaut! J'espère sincèrement que le second tome va le bouger un peu plus mais vu la fin du livre, je pense que c'est parti pour. 

En bref, un roman qui se lit très facilement, qui a ses qualités mais aussi ses défauts. Etant donné que ce n'est que le premier tome de l'histoire de Sela et Beck, j'espère que l'auteur laissera un les scènes de sexe trop nombreuses de côté afin d'étoffer un peu plus ses personnages.

Mes extraits:
J’ouvre ce carnet à spirales, sans prendre la peine de chercher la première page disponible. Je me contente d’en trouver une, n’importe où vers le milieu, et j’attrape mon stylo bleu. J’écris doucement, sans m’attarder sur les larmes qui gouttent sur le papier.
Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. J’ai seize ans.
J’ai été violée.
Je crois que je le méritais.
Le stylo me tombe des mains et je m’écarte du bureau. Je referme mon journal et me lève, plus qu’épuisée. Mon âme me semble poisseuse. Mon cœur fragile, comme de la laine de verre.
Oiseaux rouges.
Cheveux blancs.
Douleur.
***
Comment pourrai-je jamais dépasser tout ça ?
Que pourrais-je bien faire pour remédier à la situation ?
Mais putain, comment je fais pour ne plus avoir mal ?
Et là, la réponse me vient immédiatement.
Presque trop facilement.
Un simple mot, tout seul et pourtant tellement juste.
Meurtre.
Il apparaît comme en flash dans ma tête. Comme un courant électrique qui le cramerait direct dans mon cerveau. Je sais que c’est la seule chose à faire, sans l’ombre d’un doute.
Je vais faire payer à Jonathon Townsend tout ce qu’il m’a fait subir.


Chronique de Sandy Twi-Cops

Broché: 304 pages
Editeur: Hugo Roman
Collection: New Romance

vendredi 8 juin 2018

LES ÉCORCHÉS, T4 Révolte de Tillie Cole

Sorti le 23 mai


Résumé: Volé enfant par la mafia du crime géorgien Arziani, 152 a été élevée et conditionné à être une Mona la plus servante des esclaves Arziani de Blood Pit. Magnifique et gentille, elle a été sous l'influence de la drogue de type B et sous la direction de Maîtresse Arziani, la sœur du Maître des fosse de sang, pendant une grande partie de sa vie, jusqu'à ce que le Maître l'appelle en Géorgie. Il la veut sous son contrôle total, et le Maître obtient toujours ce qu'il veut. Mais quand 152 est donné comme prix pour le redoutable champion du combat de la mort de la fosse de sang, 152 découvre soudainement que les hommes qui paraissent les plus brutaux peuvent posséder le cœur le plus gentil. Et l'amour peut naître, même en vivant dans cet enfer. La liberté, la famille, l'amour, 152 devra se battre pour ce qu'elle veut et finalement faire un choix impossible.

Mon avis: Ce quatrième tome sonne la fin de cette série de livres qui m'aura fait vivre de sacrées émotions. Après avoir découvert les histoires de Luka, Zaal et Valentin, Tillie Cole clôt sa saga avec celle de 152 et de 901 le Saigneur du Maître Azrani. 

Bien que j'étais préparée à vivre la sombre histoire de 152 à la fin du tome trois, j'appréhendais quand même le thème récurrent du viol. Du rôle de Mona, l'esclave personnelle du Maître. Et bien que ce dernier adule sa nouvelle Mona, son business reste sa priorité et il est prêt à tout pour que son spectacle dans les fosses soit assuré. C'est là qu'entre en jeu 901. 901 est le Saigneur invaincu d'Azrani. Soumis aux drogues mais à doses beaucoup plus faibles, il fait son job mais refuse d'offrir le spectacle que le Maître veut. Alors ce dernier décide d'exploiter la faiblesse que 901 a pour 152. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'est que 152 puisse elle aussi faiblir devant le guerrier, mais surtout que trois anciens combattants viennent semer la révolte dans sa fosse.

Ce que j'aime dans cette saga, c'est la force et le pouvoir des mots que Tillie Cole emploie pour me pousser à tourner les pages, même si cette nouvelle histoire se calque à nouveau sur la trame des trois autres tomes. Je n'irai pas jusqu'à dire que l'auteure se renouvelle, mais elle réussit à nouveau à apporter une petite touche personnelle à ces nouveaux personnages. Ici, c'est bien évidemment le fait que toute l'histoire se passe dans la fosse mais aussi le fait d'être enfin confrontée à l'abjecte auteur de ces goulags modernes: Azrani. Toutefois, à la fin de cette lecture, je reste un peu insatisfaite.
Je me rappelle vous avoir parlé de ma frustration dans le premier tome sur le manque d'approfondissement de l'univers mafieux, et je dois malheureusement faire ressortir ce manque avec ce dernier tome. Bien que j'ai apprécié chacune de ces lectures, je regrette que l'auteure ne se soit cantonnée qu'aux fosses de sang. Que tout le système mafieux ait été mis de côté. 

Du côté des personnages, 152 et 901 mènent la danse, mais nous faisons aussi connaissance de nouveaux personnages et retrouvons des anciens pour notre plus grand plaisir. Comme dans les autres tomes, le couple principal alterne la narration avec celui par lequel tout a commencé: Lukas. Ce choix de point de vu est intéressant et m'a permise de voir vraiment la mise en place, la détermination et le besoin qu'ont ces guerriers à vouloir tirer un trait sur ce passé, tout en participant à la rencontre entre 152 et 901.

152 est une Mona. Droguée depuis son enlèvement à l'orphelinat, elle subit sans vraiment s'en rendre compte la perversité des hommes. Jusqu'au jour où le Maître la récupère et fait d'elle sa Grande Mona, sa concubine personnelle. Toutefois, ce nouveau statut ne la sauve pas pour autant. Le Maître est cruel, pervers et son attachement envers elle est purement maladif. Alors quand il l'offre à son meilleur guerrier, 152 est terrorisée, surtout quand on lui injecte le sérum pour lui déclencher des désirs sexuels devant être impérativement assouvis sous peine de terribles souffrances et que le guerrier refuse de l'aider. 
901 n'est toutefois pas un être sans coeur, s'il refuse c'est qu'il sait que le maître veut le piéger et que la Mona ne veut pas réellement ce genre de rapport. On assiste alors à la naissance d'un amour compliqué où la souffrance est leur quotidien et où la liberté n'est qu'un doux rêve inaccessible. 

Vous savez que je ne suis pas une grande adepte de la Dark Romance et pourtant, j'ai terminé ces quatre tomes avec le sourire. Ce ne fût pas un méga coup de coeur mais Tillie Cole a su me captiver du début à la fin. Je n'attends pas particulièrement de Spin Off, ni de tome compagnon car la boucle est bouclée, je regrette juste le manque d'approfondissement sur l'univers de la Mafia en lui-même.

Mes extraits:
L’obscurité impénétrable du tunnel laissa progressivement place à la lumière à mesure que j’approchais de la passerelle qui menait à la fosse, là où les monstres étaient réduits à l’état de cadavres, là où le sang était plus abondant que l’eau, où la chair se découpait plus facilement que la viande la plus tendre.
Là où les champions régnaient en maîtres.
Cette fosse où j’étais le roi, le démon des enfers, le fameux « Saigneur ». J’étais invaincu. Aucun des pauvres bougres pris au piège du maître n’était parvenu à me battre. Ils avaient à peine le temps de préparer leur première attaque. J’étais le champion incontesté depuis de nombreuses années.
Ces arènes étaient mon fief.
Les âmes que j’avais délivrées étaient mes trophées.
Dans les Fosses de Sang, j’étais un dieu.
***
Le garde, voyant que je ne me décidais pas, m’agrippa par le bras et me poussa à l’intérieur. Je perdis l’équilibre et m’étalai sur le sol de pierre. Puis, le cœur cognant à tout rompre, je relevai la tête. 
Je fus alors saisie d’effroi en le voyant. C’était lui, assis sur un matelas en face de moi. C’était le champion des Fosses de Sang, le Saigneur d’Arziani, le plus grand guerrier du maître. 
Le combattant 901. 
Qui me lançait un regard assassin. Il restait parfaitement immobile et m’observait avec une haine infinie. 
Je cherchai mon souffle, mais suffoquai en le voyant se lever soudain. Il s’avança vers moi, me toisant de toute sa hauteur, et j’eus bien de la peine à m’empêcher de hurler ma terreur. 
C’était le mâle le plus intimidant qu’il m’ait jamais été donné de rencontrer. Et moi, j’étais enfermée avec lui dans cette cellule. Désespérément seule en compagnie d’un tueur qui me glaçait le sang. 
Et je ne pouvais absolument rien y faire.

Chronique de Sandy Twi-Cops
Broché: 478 pages
Editeur: Milady
Collection: New Adult

lundi 28 mai 2018

MONSTERS IN THE DARK, Larmes amères T1 de Pepper Winters

Sorti le 23 mai 2018

***Attention, contient des scènes qui peuvent choquer***

Résumé: Âmes sensibles, s’abstenir ! Tess Snow a tout pour être heureuse : une brillant avenir professionnel et un petit ami fou amoureux d’elle. Pour l’anniversaire de leur rencontre, Brax lui offre un voyage surprise au Mexique. Plages de sable blanc, cocktails exotiques, soirées torrides : tous les ingrédients sont réunis pour des vacances de rêve. Mais très vite, c’est la descente aux enfers : Tess se fait kidnapper. Captive terrifiée, elle se mue en farouche insoumise. Mais son courage ne lui épargnera pas l’horreur. Brax la retrouvera-t-il avant qu’elle ne soit brisée ? Ou le nouveau maître de Tess changera-t-il sa vie à jamais ?

Mon avis: Lire une Dark romance n'est jamais une chose facile car ce genre de lecture a pour but de bousculer, de pousser les avis dans leurs retranchements. Je ne suis pas une fervente adepte de ce genre de livres même s'il m'arrive d'en lire une de temps en temps pour voir jusqu'où les auteurs sont prêts à m'emmener pour me sortir de ma zone de confort. Parfois c'est réussi, parfois non.

Pepper Winters a choisi le monde de l'esclavage sexuel, une activité malheureusement encore répandue de nos jours, et pas très loin de nos frontières, même si le choix de l'auteur s'est porté sur le Mexique. 
Avec l'histoire de Tess Snow, je suis entrée dans un univers violent où le viol, la soumission, les coups, l'humiliation et l'homme sont tout puissants. 
R.I.P le féminisme!
Pourtant Tess est loin d'être une femme soumise. Certes, sa vie sexuelle trop conventionnelle avec Brax ne lui suffit pas, mais jamais elle ne renoncera à sa liberté. Alors quand elle est enlevée et offerte à Q. Mercer, elle se bat comme une lionne contre son corps, contre ce maître qui ne veut que la briser.

Alors que je dois poser des mots pour vous donner mon avis sur cette histoire, je me trouve face à un dilemme. Ai-je aimé ce livre? Non. L'ai-je détesté? Non plus. Je ne peux même pas vous dire que je suis mitigée car mon sentiment après cette lecture est tranché. Alors pourquoi est-ce  un dilemme? Tout simplement parce que ce livre est bon mais ne me convient pas. 
La plume de l'auteur est incontestablement addictive, son histoire est prenante et les personnages sont très bien développés. Pourtant, mon ressenti est négatif à cause du message véhiculé par l'auteur. Je sais bien que la femme a le droit d'exprimer ses désirs, de les assouvir sans honte, sans crainte d'être jugée, mais je ne peux m'empêcher de penser à toutes celles qui sont victimes de ces humiliations, de ces viols, des mauvais traitements qu'elles subissent contre leur gré. 

Pour être franche, ce n'est pas vraiment Tess qui m'a dérangée. Tess est une jeune femme qui sait ce qu'elle veut, qui découvre ses fantasmes et les assouvit malgré l'insécurité qu'elle ressent. D'ailleurs l'auteur arrive très bien à installer ce conflit intérieur qui bouscule Tess. Les émotions passent. Ce qui ne passe pas c'est la total soumission aux désirs. Une soumission qui passe au dessus de l'envie de liberté, une soumission qui accuse la douleur non pas par plaisir mais pour faire plaisir.

Et puis il y a Q. Cet homme est juste un psychopathe. Il ne se cache pas qu'il veut faire souffrir Tess, qu'il veut la briser mais pas tout à fait car sa résistance l'excite, il veut la faire saigner sous ses coups. Quel genre d'homme peut vouloir ça? Un monstre. Alors oui, il contrebalance sa perversité en sauvant d'autres esclaves mais il a quand même des pulsions. 

Voilà ce qui me dérange dans ce livre. J'ai eu l'impression non pas de suivre une histoire d'amour mais plutôt d'assister à la naissance ou la chute de l'âme humaine où un homme n'est pas capable de freiner ses pulsions, même par amour. 
Pour cette raison, je ne lirais pas la suite, mais je ne doute pas que ce livre trouvera ses fans et ses détracteurs.

Mes extraits:
Quatre petits mots. 
 Si l’on me demandait quelle est ma plus grande peur, mon pire cauchemar, je répondrais par quatre petits mots. Comment ma vie avait-elle pu basculer dans un tel enfer ? Comment mon amour pour Brax avait-il pu se dégrader à ce point ? 
 La cagoule noire sentait le rance et m’empêchait de respirer autant que de réfléchir posément. La corde qui me ligotait me sciait les poignets. 
 Du bruit. 
 La porte de l’avion s’ouvrit. Des pas approchèrent. Sous la cagoule, des images d’horreur m’assaillirent. Allait-on me violer ? Me mutiler ? Reverrais-je jamais Brax ? Des voix masculines. On me tira par le bras pour me forcer à me lever. Je tentai de hurler et de me débattre. 
 Coup de poing dans le ventre. 
 Des larmes roulèrent sur mes joues. Les premières. Hélas, mon nouvel avenir m’en réserverait d’autres. Le sort m’avait livrée aux monstres de Hadès. 
 — Elle ! 
 Mon estomac se noua, menaçant de se révulser. Oh, mon Dieu...  
Quatre petits mots : 
 J’ai été vendue.

Chronique de Sandy Twi-Cops
Broché: 477 pages
Editeur: Milady
Collection: Romantica