mardi 5 mai 2020

DEUX SEMAINES DE PRÉAVIS de Withney G

Sorti le 8 avril 2020

Résumé:  « À qui de droit : Je vous écris cette lettre afin de présenter officiellement ma démission de Parker International (et son PDG arrogant et condescendant), prenant effet dans deux semaines à compter de ce jour. Ce fut une décision TRÈS FACILE à prendre, sachant que les deux dernières années ont été absolument horribles. Je souhaite à la prochaine assistante de direction toute la chance du monde (elle en aura besoin), et si mon patron a besoin que je fasse quoi que ce soit pour lui durant les deux prochaines semaines, vous pouvez gentiment lui dire qu’il peut (se) le faire lui-même... Sincèrement (pas vraiment), Tara Lauren » Ceci est la version de mon préavis de deux semaines que j’aurais dû envoyer à mon patron, parce que la variante plus professionnelle – celle où je me disais « reconnaissante pour toutes ces opportunités » et « honorée par toutes les expériences enrichissantes » de ces dernières années, cette lettre a été rejetée avec son caractéristique sourire narquois, diablement sexy, et un « je vous suggère fortement de lire les petits caractères en bas de votre contrat... ». Ce que j’ai fait. Et maintenant, je réalise qu’à moins de simuler ma mort, de l’empoisonner ou de trouver une manière de renégocier mon impossible contrat, je suis coincée là, à bosser pour l’un des patrons les plus prétentieux et impitoyables de New York. Ceci dit, je pensais que c’était le cas jusqu’à ce qu’il m’appelle, tard hier soir, avec une offre urgente...

Mon avis: Je vais franche, si ce roman n'avait pas été publié par la Collection Infinity, je ne l'aurais sûrement pas lu à cause du thème, vu et revu un bon nombre calculable de fois. Toutefois, comme je fais confiance à la maison d'édition pour trouver de jolies histoires, je n'ai pas hésité un seul instant avant de l'acheter. Me voilà donc plongée dans l'histoire tumultueuse de Tara et Preston.
Au bord du gouffre financier et pratiquement sdf, Tara survit entre deux vols de nourritures dans les restaurants de grands hôtels et ses démarches pour trouver du travail. Seulement, le jour où elle pouvait enfin décrocher un job, elle se fait prendre pour vol et se retrouve face au PDG de l'hôtel. Persuadée de finir au poste de police, elle se voit offrir le job de ses rêves. Un job qui va vite virer au cauchemars quand elle se rendra compte que son patron, Preston Parker est un sombre connard tyrannique. Persuadée qu'elle peut tenir quelques mois le temps de se renflouer, la jeune femme était toutefois loin de s'imaginer que démissionner serait bien plus compliqué que prévu, car en plus d'être tyrannique, son patron est rusé et fichtrement attirant.

Comme je vous le disais donc, rien de nouveau sous le soleil pour ce qui est du fond de l'histoire où nous retrouvons une énième romance entre un patron et son employée. Toutefois, j'ai été agréablement surprise de constater que la manière dont l'auteure a traité le sujet était fort sympathique et agréable à lire. Bon, ce n'est pas non plus la romance du siècle et elle possède quelques défauts, notamment le langage cru déplaisant dans les scènes de romances, mais elle fait son job de distraire et passer un bon moment de lecture grâce au fluide et entraînant de l'auteure.

En ce qui concerne les personnages, je les ai trouvé sympathiques et amusants. Tara est une forte tête qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. J'ai aimé son répondant et sa ténacité à vouloir faire correctement son job. Quant à Preston, il a du charisme mais c'est vraiment un connard prétentieux imbu de lui même. La dynamique entre ces deux là se rapproche plus de la dominance au début, ce qui peut être déstabilisant mais j'ai grandement apprécié qu'elle évolue afin de rétablir un équilibre pas franchement évident.

En bref, un roman qui se lit très facilement et qui permettra de passer un bon moment de détente au bord de l'eau même si ce n'est pas une lecture prenante ou époustouflante.

Mes extraits:
Preston Parker est un connard. C’est tout. Fin de la discussion.
Ma mère peut bien me traiter de « lâche » si elle veut, mais elle ne saura jamais ce que c’est de travailler pour un homme comme lui. Un homme dont l’ego est plus important que celui de tout New York et Las Vegas combinés.
Oui, il peut faire mouiller n’importe quelle femme en ne prononçant qu’une seule syllabe de sa bouche parfaitement modelée. Oui, ses yeux d’un vert émeraude profond mouchetés de gris sont tout simplement à couper le souffle, et le fait que ses costumes semblent toujours taillés explicitement pour lui ne cesse de m’impressionner.
Mais j’en ai plus qu’assez.
***
— Vous êtes là, mademoiselle Lauren ? Est-ce que je me parle à moi-même ?
— Non, monsieur Parker. Je vous reçois sept sur sept.
— Bien. Maintenant, mis à part le fait que vous devrez désormais être là à mon heure et non la vôtre, changement de plan pour mon café aujourd’hui.
— Vous irez le chercher vous-même ?
— Pardon ? dit-il d’une voix lapidaire. Qu’est-ce que vous venez de dire ?
Je toussai.
— Rien. J’ai un chat dans la gorge.

Chronique de Sandy Twi-Cops

Broché: 315 pages
Editeur: Collection Infinity
Collection: Romance Passion


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