mercredi 25 janvier 2017

Photo du jour

Oh la la déjà mercredi !!! que le temps passe vite en compagnie de Jamie 😍
De Sandy Twi-cops

mardi 24 janvier 2017

SEXY LAWYERS - Saison 2 - Sous Influence de Emma Chase

Sorti le 05 Janvier 2017

Présentation de l'éditeur : Dans cette deuxième saison de la série Sexy Lawyers nous allons suivre un autre avocat de cette bande d'amis : Jake qui va faire la
connaissance de la séduisante Chelsea.
Jake, avocat et ami de Stanton et Sofia, est un homme charmant mais qui ne prétend pas être le Prince Charmant et qui enchaîne les conquêtes... Jusqu'au jour où il sera séduit par la belle Chelsea qui s'occupe de ses six neveux et nièces... sa vie va basculer !
Jake va découvrir les joies des réunions parents/élèves, la folie des concerts des One Direction et le stress des urgences ! Bref, l'avocat froid et ténébreux de Washington va connaître aux côtés de Chelsea, un monde tout à fait différent de celui dans lequel il évoluait jusqu'à présent, et qu'il n'avait pas prévu de laisser tomber...

Mon avis : Après une première saison agréable, j’avais hâte de faire la connaissance de Jake et je ne suis absolument pas déçue ! Cette saison est parfaite à tel point que j’ai eu le smile durant toute ma lecture grâce à l'interaction entre Jake et les six enfants que Chelsea élève. D’ailleurs je n’avais pas envie que l’histoire se termine.
Emma Chase nous offre une histoire pleine d'humour, de tendresse et d'humanité. Et ses personnages sont attachants, drôles et plein de sensibilités. Quant à l'ambiance, elle est tour à tour lourde, légère, sensuelle et sexy.
Dans "Sous influence" l'auteure nous immerge un peu plus dans l’univers des avocats en nous faisant participer aux affaires que traite Jake. Elle aborde également avec délicatesse et justesse le thème du deuil avec des enfants qui apprennent à vivre sans leurs parents.
Et tout comme Drew en son temps, Jake m'a conquise. Nul doute que j'ai A-DO-RE cette romance qui contient tout ce qu'il faut pour en faire un bon livre.
Le narrateur de cette saison 2 est Jake et c'est à travers lui qu'on va faire la connaissance de Chelsea et de sa tribu. Ainsi on va vivre avec lui ses doutes et ses interrogations.

Jake, trente ans, est avocat à Washington. Sa vie se résume à son travail, ses amis et collègues Stanton, Sofia et Brent et bien sûr les coups d'un soir. Il n'a pas de place dans sa vie pour une relation sérieuse et encore moins pour une famille puisque son ambition est de devenir associé dans le cabinet dans lequel il exerce.

Mais un jour, il va croiser la route d'un gamin qui va lui piquer son portefeuille, et même s’il se retrouve dans certaines de ses attitudes, il ne peut pas laisser passer ça. Il le raccompagne donc chez lui, mais au lieu d’y trouver les parents de Rory, il va rencontrer sa tante Chelsea. Et Jake n’était pas préparé à tomber sous son charme, ni même encore d’avoir envie de la revoir. Il devine qu’elle pourrait être un frein à sa carrière, c’est le genre de femme avec laquelle on s’investit et c’est loin de faire partir de son plan de carrière. Mais c’était sans compter sur les enfants McQuaid qui vont abuser de ses talents d’avocats.

Chelsea, vingt-six ans, a tout abandonné suite au décès de son frère et de sa belle-sœur. Elle a laissé derrière elle son appartement, ses amis et la fac pour devenir la tutrice de ses six neveux et nièces et autant dire que ce n’est pas toujours une partie de plaisir d’autant plus quand on doit les aider à faire leur deuil.

Au gré de leurs rencontres, la relation de Jake et de Chelsea va évoluer. Mais Jake a peur de ses sentiments et des attentes de ces six enfants. Une famille ce n'est pas pour lui.


Jake réussira-t-il à accepter ce qu'il ressent ?
Parviendra-t-il à aider Chelsea quand tout va se compliquer ?   
Quel sera son choix entre carrière et vie de famille ?  

Au niveau des personnages, on retrouve Stanton et Sofia qu’on voit évoluer dans leur vie de couple. Il y a aussi Brent toujours présent en cas de besoin et qu’on découvrira plus dans la saison 3. On fait également la connaissance du « juge » l’homme qui a remis Jake sur le droit chemin lors de sa période bad boy. Les personnages que l'on rencontre sont tous attachants. Mais les plus craquants restent les enfants McQuaid, Rory, Raymond, Rosaleen, Regan, Riley et Ronan qui nous offrent de vrais de moments de bonheur, de détente et de rire.

* Jake n’a aucune contrainte et il ne compte pas changer cet état puisque ça lui permet d’être un excellent avocat. Il ne s’inquiète que pour lui-même ce qui lui va très bien aussi. Mais sa rencontre avec la famille Mc Quaid va réveiller l’homme au grand cœur qu’il est. Le bad boy tatoué, sexy et rebelle est en fait un homme à l’écoute, patient et disponible. Et même s’il ne veut pas d’une famille, il sera toujours présent pour eux. Et c’est tant mieux parce que ses échanges avec les enfants sont juste excellents tout comme les petits surnoms qu’il leurs donne ! C’est un personnage qu’on voit évoluer et grandir au fil des pages et c’est un vrai plaisir.

* Chelsea est une jeune femme forte et courageuse qui ne manque pas non plus de répondant. On ne peut que l’apprécier quand on la voit batailler avec l’éduction de ses neveux et nièces. Et même si elle douce et patiente, elle n’en demeure pas moins une vraie lionne quand il s’agit de les protéger ! Sa rencontre avec Jake va lui apporter de sérénité et sécurité. Elle ne se sent plus seule face à la tâche qui lui incombe, il forme une équipe … mais elle ne doit pas perdre de vu qu’il n’est que leur avocat.

En résumé, une saison 2 que j’ai adoré ! Tous les ingrédients sont réunis pour en faire une romance simple, drôle, rafraichissante, captivante, sensuelle et sexy. On aime Jake et Chelsea, tout comme on aime les six petits montres qui polluent leur quotidiens !
Maintenant j’ai hâte de découvrir Brent … en espérant qu’il soit à la hauteur de Jake ♥♥
 
**Merci à Marie et à Hugo Roman pour cette lecture**

Mes extraits :
Des bras minces m’entourent par-derrière et deux petites mains se posent sur mes abdos tandis que je sens une joue se poser entre mes omoplates.
« Reviens te coucher, rouspète-t-elle. Il est beaucoup trop tôt. »
Désolé, Cendrillon, mais les douze coups de minuit ont sonné. Le carrosse s’est retransformé en citrouille et il est temps de récupérer ton soulier de verre. Je n’ai jamais prétendu être le Prince Charmant.
Il existe certaines femmes qui acceptent très bien qu’un coup du soir en reste là. Mais honnêtement, ce n’est pas le cas de la plupart des nanas. Du moment qu’elles comprennent que je ne leur propose rien d’autre que du sexe, je suis partant pour qu’on remette le couvert une prochaine fois. Cependant, dès que je vois de la tristesse dans leur regard ou que je m’aperçois qu’elles sont vexées… c’est fini. Je n’ai pas le temps pour ces petits jeux, et je n’ai aucune envie de « voir où ça nous mène ».
J’enlève les mains de la blonde et je retourne dans la cuisine pour poser ma tasse vide dans l’évier.
‒ Je vais courir. Il y a du café chaud et de l’argent pour un taxi sur la table, dans l’entrée. Inutile d’attendre mon retour.
Ses lèvres charnues, qui étaient délicieuses lorsqu’elles étaient sur ma queue, font la moue.
‒ Tu n’es pas obligé d’être un connard, tu sais.
‒ Je sais que je ne suis pas obligé, je réponds en haussant les épaules, mais c’est plus simple comme ça.
J’enfile mes baskets et je ferme la porte derrière moi.
*** ***
La plupart de mes clients sont riches, d’autres le sont un peu moins. Cependant, ils arrivent tous dans mon bureau en raison de traits de personnalité similaires. Ce sont des tricheurs ou des escrocs, des hommes qui pensent être au-dessus des lois, des raclures dont la nature violente est cachée derrière leur visage souriant. La défense en droit pénal est un peu comme la proctologie : c’est un trou du cul après l’autre. Ce métier n’est pas pour les mauviettes, et heureusement, je n’en suis pas une.
*** ***
‒ D’accord, mais tu mets ton casque, Raymond.
‒ Mais j’ai l’air débile, avec !
‒ Tu crois que tu auras l’air cool quand tu te fractureras le crâne sur le trottoir ? ‒ Non, rouspète Raymond. C’est juste… Vous êtes un mec, vous, vous me comprenez, non ? me demande-t-il. Vous pouvez lui expliquer ?
‒ Oui, rétorque Chelsea en croisant les bras, je vous en prie, expliquez-moi comment le fait d’avoir un pénis vous épargne d’être soumis aux lois de la gravité.
‒ Oh mon Dieu ! s’exclame Raymond en grimaçant et en rougissant. Ne dis pas ça !
‒ Quoi ? demande-t-elle en me regardant. Qu’est-ce que j’ai dit ?
Je hausse les épaules parce que je n’en ai strictement aucune idée.
‒ Pénis ? devine-t-elle.
‒ Mon Dieu, tu me fous tellement la honte ! s’écrie-t-il en prenant son skate et en fuyant.
‒ Mets ton casque, Raymond, sinon le skate finira dans la cheminée !
Elle me regarde en soupirant, puis elle me sourit.
‒ Ce sont les petits plaisirs qui me font tenir, déclare-t-elle d’une voix sarcastique.
Je me retiens de rire. Chelsea n’est pas seulement canon, elle est… divertissante, aussi. Elle retourne aux fourneaux et essaie de soulever l’immense casserole, mais je me précipite vers elle et je la lui prends des mains.

Chronique Saison 1

Chronique de Coco Tessie-cops
Broché: 400 pages
Editeur : Hugo Roman
Collection : New Romance

Photo du jour

Hormis Dimka, y-a-t-il d'autres mécontentes ??
Courage une semaine ça passe vite 😉 ... ou pas !! 😈
De Sandy Twi-cops

lundi 23 janvier 2017

LES ELS, de H. Roy

Sort le 11 janvier 2017

Résumé : « Je cours. Plus vite que jamais. Mes pulsations cardiaques sont des percussions frénétiques qui rythment ma cavalcade. L’air me brûle les narines, m’enflamme la gorge. J’ai froid, j’ai peur, j’ignore où je vais. Fuir, c’est tout ce qui m’importe. »
Connor a 18 ans, elle vit avec son père à Eden Lake, une petite ville des Adirondacks et, en dehors du fait que son meilleur ami a subitement pris ses distances, elle mène une existence plutôt tranquille.
Le jour où sa tante débarque, les choses se compliquent. Car les cauchemars qui assaillent Connor depuis quelque temps pourraient bien devenir réalité…

Mon avis : Sans savoir pourquoi, il y a certains livres qui vous attirent comme des aimants, parce que la couverture ou le résumé vous plaisent ou encore parce qu’on vous l’a chaudement recommandé. Peu importe la raison, vous vous dites « celui-ci, il me le faut absolument ! ».
Les Els fait partit de ce genre de livres.
La couverture est magnifique, le résumé plus qu’attrayant, c’était donc évident qu’il me le fallait. Pourtant, ces dernières années, trouver un bon livre YA fantastique est devenu une chose assez rare, notamment à cause de la mode NA, mais j’aime vivre dangereusement.

Alors aussitôt reçu, je me suis plongée dans l’histoire de Connor, une jeune fille de 18 ans qui apprend brusquement qu’elle est une Els, une Evolution de l’Homme dont les pouvoirs sont incroyables mais propres à chaque individu. Jusqu’à ce jour, Connor était comme tout le monde, elle allait au lycée, avait des amis, des soucis, des certitudes. Son existence ressemblait à celle de n’importe qui, bien qu’elle n’ait jamais connu sa mère, décédée en couche le jour de sa naissance.
Puis sa tante est revenue à l’improviste, ce qui ne lui ressemble pas, et lui annonce que sa grand-mère, qu’elle ne connait quasiment pas, veut la voir, de quoi la rendre très nerveuse, soupçonneuse même.
Elle était encore loin de se douter que ce soir-là, son monde serait bouleversé, car non seulement elle apprendrait qu’elle n’était pas humaine, mais qu’en plus, on lui avait mentit toute sa vie.
Dur à digérer.
Ivre de rage, son don se manifeste alors, ne lui laissant plus aucun doute sur la véracité des propos de sa famille.
Bien que la colère ne la quitte plus, Connor n’aura aucun autre choix que de suivre à la lettre les instructions de sa grand-mère, car désormais être une Els pour elle n’est pas son unique souci, elle est plus que ça, elle est en danger. De par sa nature unique, leurs ennemis naturels, les prédateurs de la Horde, veulent mettre la main sur elle pour lui prendre ses pouvoirs.
Il est alors nécessaire qu’elle apprenne au plus vite à se défendre.
Alors qu’elle ne pensait pas que les choses puissent s’envenimer un peu plus, elle rencontre Evann, son Gardien. Impossible et méprisant, ce Prédateur qui a prêté serment aux Els, devra la suivre comme son ombre pour la protéger à son plus grand désespoir. Heureusement, à chaque mauvaise nouvelle, une bonne vient contrebalancer, Connor aura en plus de son Gardien, un Guide en la présence de Juliette qui la formera et tentera de lui apprendre un maximum de choses avant que la Horde ne les rattrape.
Car depuis sa lune d’ascension, Connor émet une onde dès qu’elle utilise ses pouvoirs.
La traque est désormais ouverte… Le compte à rebours est enclenché… Connorn’a plus d’autres choix si elle veut survivre. Comment va-t-elle gérer sa nouvelle condition, ses émois, ses secrets, le retour de M. qui fait battre son coeur ?

S’il y a bien une chose que j’adore, c’est commencer un livre et ne plus pouvoir m’arrêter même si je dois pour cela finir très tard dans la nuit, la lumière allumée, gênant mon mari qui dort à côté (pardon chéri). Et bon sang, la nuit fut courte. J’ai pourtant fini le livre vers 1h du matin mais après impossible de me défaire de cette histoire qui tournait en boucle dans ma tête. Cela me rappelle mon époque Fever, que je n’arrivais pas à me dépéguer de la journée. *soupirs*

Vous l’aurez donc compris, les Els est un gros coup de cœur pour moi. Que ce soit grâce à son style d’écriture divin, ou encore à son histoire totalement addictive, l’auteur a su créer une nouvelle histoire qui rend accroc. Alors oui, bien évidemment, tout n’est pas parfait, il m’a manqué quelques explications (quel est donc le Serment ?) que j’espère avoir dans le prochain tome ou encore, elle reprend les codes que nous connaissons tous, la jeune fille exceptionnelle en détresse, des êtres magnifiés, des beaux gosses ou encore des méchants qui veulent la fille, et pourtant, j’ai totalement craqué pour cette histoire.

Pour en revenir à la demoiselle en détresse citée plus haut, j’ai un brin exagéré, Connor est loin d’en être une, certes, elle a besoin d’aide mais elle a du caractère, un caractère de cochon même. Elle est loin de la Bella naïve qui est totalement fascinée par l’univers surnaturel. Ici, Connor accepte sa nature mais n’est en rien fascinée par celle-ci, au contraire. Plus une contrainte qu’une réelle envie, elle décide pourtant de tout faire pour devenir ce qu’elle doit être, pour pouvoir se venger. J’ai vraiment aimé le fait que l’auteur nous renvoie totalement l’image d’une jeune fille de 18 ans. Elle a encore ce côté enfantin tout en ayant le côté adulte et mature qui me plait.

Bien évidemment, il n’y a pas de bonne histoire fantastique sans beau gosse et ici, nous somme gâtées, car nous n’avons pas un mais deux beaux gosses. Je sais, je sais, moi aussi les triangles amoureux me gavent, mais encore une fois, prise dans l’histoire, j’ai réussi à occulter ce fait agaçant.

Le premier n’est autre que le frère de la meilleure amie de Connor, qui était aussi son meilleur ami, avant qu’il ne disparaisse de la circulation, trois mois plus tôt, ne lui répondant plus à ses messages. Pourtant, le jour de sa lune d’ascension, il est là. M. pour Meyer, Els lui aussi, c’est un jeune homme de 20 ans, qui n’a pas eu une enfance facile à cause de son bégaiement qu’il a réussi à apprivoiser. Pourtant, il reste une énigme. Un coup distant, un coup amoureux transi, j’ai eu un peu de mal à le cerner, voir à l’apprécier. Je n’ai pas aimé sa façon de n’être là pour Connor que lorsqu’il est jaloux. Pourtant, je sens qu’il est sincère et cela m’énerve parce que Evann quoi !

Evann, c’est mon chouchou (mon mien, à moi, pas touche, hein Dimka ? lol). J’ai immédiatement accroché à ce personnage aux yeux d’un bleu glacial et à la tignasse sombre. D’ailleurs, il n’y a pas que sa tignasse qui soit sombre, lui aussi. Prédateur rallié aux Els, il reste un personnage énigmatique, intriguant. La bataille constante qu’ils se livrent, Connor et lui, nous donne des moments très tendres, très tendus. Malgré tout, Evann est toujours là pour Connor, dans les bons comme dans les mauvais moments, ce qui fait de lui un HASD (Homme à se damner) *soupir*

D’autres personnages viennent aussi étoffer le roman, comme Juliette, la Guide de Connor. Son personnage est simple, frais, plein de vie et est un soutien féminin important pour Connor qui ne peut plus se confier à sa meilleure amie.

Je pourrais tellement en dire sur ce roman mais je vais m’arrêter là, craignant de trop en dire. Toutefois, si comme moi, vous êtes friands d’histoires où romance, actions et surnaturels se conjuguent à merveille sous une plume maîtrisée, alors lisez ce livre, il est pour vous !

Mes extraits :
« Tu ne me facilites pas la tâche, Papillon.
Dans mon corps, c’est la panique. Lui et moi, seuls dans cette voiture. Entièrement à sa merci. Et cette foi, pas de Juliette, ni de M pour intervenir. Tentée d’ouvrir la portière et de me jeter dehors pour prendre la fuite, je pose la main sur la poignée… et me ravise.
Je ne ferais pas dix mètres qu’il m’aura rattrapée. Dans le meilleur des cas.
- Sais-tu ce qu’est la théorie du chaos ? m’interroge-t-il soudain.
Surprise par ce revirement, je lui lance un regard méfiant.
- Plus ou moins…
- Un phénomène d’instabilité. Pour faire simple : un truc imprévisible te tombe dessus, en entraîne un autre, puis un autre, ainsi de suite, et tu ne contrôles plus ta vie. Et sais-tu comment on appelle cette putain de réaction en chaîne ? Tu vas rire, on appelle ça « l’Effet Papillon ».
Il y a autant de sarcasme que d’amertume dans sa voix.
- D’où mon surnom.
- Tu saisis vite, c’est bien.
- Si tu me considères comme un fléau, pourquoi ne laisses-tu pas ta place à un autre ?
- Peut-être parce qu’aucun autre Gardien n’a les aptitudes requises pour te protéger ?
- Et c’est moi que tu traites de prétentieuse ?
- Je serais tenté de te prendre au mot et de te el prouver, mais je doute que tu apprécies la démonstration… »
*** ***
« Par cet anneau, je prête serment. Je te jure, sur ma chair et sur mon âme, de te servir et de te protéger. Je verserais mes larmes pour apaiser les tiennes. Mon sang pour épargner le tien. »

Chronique de Sandy Twi-cops
Broché: 445 pages
Editeur : J'ai lu
Collection : J'ai lu

Photo du jour

Alors cette semaine c'est Sandy qui prend les commandes des photos du jour !!
Et après l'affront que Dimka a fait à Jamie, je vous laisse deviner le thème de la semaine 😂 

Allez c'est parti pour du Jamie Dornan 😍
De Sandy Twi-cops

vendredi 20 janvier 2017

ALPHIE BLOOM, l’héritage du druide, de Gabrielle Kent

Sorti le 12 novembre 2015

Résumé : Alfie Bloom est un garçon ordinaire, jusqu’au jour où il reçoit un héritage inattendu : un château ! Et pas n’importe lequel, le château d’Hexbridge, un endroit bizarre où les majordomes ont de bien étranges pouvoirs et où les peaux d’ours peuvent voler. Le garçon y découvre bien vite que les circonstances de sa naissance font de lui l’unique gardien d’une magie vieille de plusieurs siècles. Avec l’aide de ses cousins, Maddie et Robin, il devra tout faire pour la contrôler et la protéger des forces obscures qui veulent s’en emparer.

Mon avis : Avant toutes choses, j’aimerai remercier Camille des éditions Michel Lafon pour m’avoir permise de lire ce livre. Il ne fut certes pas mon premier choix mais ce n’est pas pour autant que je le regrette car j’ai finalement passé un bon moment avec cette lecture dont l’univers fantastique pourra ravir les amateurs du genre.

Alfie est un jeune garçon de douze ans, orphelin de mère, il vit désormais avec son père bien trop concentré sur ses travaux scientifiques pour lui prêter l’attention qu’il mérite. Sa vie est morne et il est loin de se plaire dans cet endroit depuis la mort de sa mère. Alors le jour où il reçoit un drôle de courrier lui annonçant qu’il est l’héritier du château d’Hexbridge, inhabité depuis 600 ans, il exulte littéralement, voyant là l’opportunité d’enfin changer de vie. Et sa vie va plus que changer. De gens pauvres, ils vont voir leur fortune augmenter considérablement, Alfie va aussi goûter à la popularité mais surtout il va renouer avec sa famille maternelle qui vit dans la même ville.
Toutefois, vous vous doutez bien que personne n’hérite d’un château comme ça ! Alfie va alors découvrir qu’il était prédestiné depuis 600 ans à devenir le gardien du château mais surtout de la …magie du Druide Orin.
Le jeune garçon va alors vivre de drôles d’aventures. Mais le danger rôde autour du château, des voleurs s’en prennent au bétail et ses deux nouvelles directrices semblent terriblement attirées par le château et les trésors qu’il recèle. Alfie saura-t-il déjouer les pièges qui lui sont tendus tout en savourant son nouvel héritage ?

En refermant ce livre, j’étais mitigée. Le livre est très bien écrit, le style est fluide et l’histoire est plutôt sympa. Toutefois, le début manque clairement de crédibilité. Je peux comprendre qu’un gamin puisse être crédule mais un adulte ? Pourtant, face à certaines situations, j’avoue ne pas avoir compris la réaction du père d’Alfie. Sous oublier certains événements qui sont vraiment gros à avaler, dommage.
Toutefois, pour contre balancer le manque de crédibilité, je peux vous assurer que l’auteur ne manque vraiment pas d’imagination, la même qui nous envoie dans toutes sortes de situations.

Du côté des personnages, Alfie est un jeune garçon attachant. Il est certes jeune, mais c’est un bonhomme courageux que l’on apprécie de suivre.
Il est toujours accompagné de ses cousins, les jumeaux, Maddie et Robin.
Bien que diamétralement opposés dans leur caractère, ils se complètent toutefois et surtout sont un soutient très important pour Alfie. A eux trois, ils vont voguer d’aventures en aventures, bravant tous les dangers.

Je ne regrette donc pas un instant d’avoir plongé dans cette histoire très plaisante à lire qui n’est pas sans nous rappeler celle du sorcier à la cicatrice en forme d’éclair de Mme Rowling sur certains points. Je ne doute pas qu’elle plaira à un lectorat friand d’histoire fantastique abracadabrante.

Mes extraits :
« À l’attention d’Alfred Bloom
Ledit Alfred grimaça. Il n’y avait que des gens comme son proviseur, la propriétaire de l’appartement et ce vieil aigri de Mr Filbert à l’étage du dessus pour l’appeler comme ça. Au dos, on avait apposé un large sceau en cire avec deux corbeaux perchés sur une balance. Alfie trouvait dommage de devoir le briser mais quelques secondes suffirent à le réduire en morceaux. Il trouva à l’intérieur une lettre assez formelle. Il sentit l’odeur de vieux livre de l’épais papier crème. En relief, un motif doré ornait la feuille sur laquelle était écrit :
Cabinet Muninn & Bone (fondé en 1086)
Cher Monsieur Bloom,
Vous avez rendez-vous avec l’un de nos associés samedi 23 juillet à 23 h 59, pour évoquer le transfert de votre héritage substantiel.
La loi nous oblige à exiger la présence de votre père,
Mr William Horatio Bloom.
Notre fiacre viendra vous chercher à exactement 23 h 26.
Cordialement,
Emily Fortune
Responsable administrative

Un « héritage substantiel » ? On lui aurait laissé quelque chose dans un testament ? Alfie relut le message, étourdi par la nouvelle. D’autant qu’on était le 23 juillet ! Il courut vers l’atelier de son père, cette étrange invitation à la main.
— Tu es sûr à cent pour cent que ce n’est pas un camarade de classe qui te fait une blague ? dit son père qui lisait la lettre sur la table brinquebalante de la cuisine, tout en se grattant la nuque d’un air pensif. — Oui, papa, pour la cinquième fois, j’en suis sûr! marmonna Alfie la bouche pleine de son sandwich œufs-thon-choux de Bruxelles (le petit déjeuner était souvent un mélange imaginatif de ce qui restait dans les placards). Je ne vois pas qui se donnerait autant de mal pour une simple blague.
Le père d’Alfie était un homme grand aux cheveux noirs tout ébouriffés, sans doute du fait qu’il se grattait la tête en permanence. Il portait son gilet préféré, vert avec beaucoup de poches, que son épouse lui avait tricoté. Alfie s’aperçut qu’il paraissait beaucoup plus ample qu’autrefois. Il se risqua à faire un nouveau sandwich, cette fois goût chips-betterave-comichons, pour patienter tant bien que mal le temps que son père termine d’analyser la lettre. Au bout d’un long moment, ce dernier finit par se lever.
— Une tasse de thé, fiston ?
Il fouilla dans les placards vert sale au-dessus de l’évier à la recherche de sachets de thé et de tasses propres. Mrs Craddock, la propriétaire, n’avait pas redécoré l’appartement en près de quarante ans. Eux avaient emménagé quelques années auparavant pour économiser afin de pouvoir construire leur propre maison, mais depuis la mort de la mère d’Alfie, leurs économies avaient bien diminué. Son père ne parlait plus du tout de construction. Alfie comprenait pourquoi : même s’ils avaient pu se l’offrir, il n’aurait pas voulu vivre sans elle dans la maison dont elle avait rêvé.
— Bon, Alfie, dit son père en versant le thé, je n’ai jamais entendu parler de Muninn & Bone, mais je dois admettre que la lettre m’a l’air authentique.
— À ton avis, ils veulent dire quoi par « héritage substantiel » ?
Aucun de leurs proches n’était mort, du moins récemment, et ils ne connaissaient personne d’un tant soit peu aisé.
— Il n’y a qu’une seule façon de le savoir, répondit son père, souriant, en lui offrant une tasse fumante. »
*** ***
« Le garçon regarda le château de Hexbridge par la vitre de la voiture, son château, qui surplombait une falaise, face au lac Archelon. C’était incroyable. On aurait dit que quelqu’un avait pris les meilleurs morceaux de différents châteaux et les avait assemblés en une seule structure compacte, avec des tours, des tourelles, des balcons et des remparts à foison. Une petite rivière coulait vivement des collines au loin, contournant le château avant de se précipiter de la falaise de part et d’autre de la construction, en deux cascades étincelantes. Alfie en eut le souffle coupé. Il n’avait jamais rien vu d’aussi beau. Les deux nuits à attendre pour emménager allaient être une torture.
Il détacha enfin son regard quand ils prirent l’allée couverte de feuilles et baignée de soleil qui conduisait à la ferme Merryweather, où sa mère et oncle Herb avaient grandi. Quand ils passèrent à travers une ouverture presque invisible dans la haie, deux enfants hurlèrent de joie et bondirent de la barrière sur laquelle ils étaient assis. La fille avait des cheveux blond foncé qui n’avaient pas dû être brossés depuis des jours. Les cheveux du garçon étaient de la même couleur mais bien mieux entretenus, comme ses vêtements d’ailleurs. Alfie sourit. Cela l’étonnait toujours de voir comme ses cousins se ressemblaient et étaient pourtant si différents.
— Alfie!
Ils ouvrirent la barrière en grand et coururent le long de la voiture qui remontait tranquillement l’allée vers la ferme.
— On pensait que vous n’arriveriez jamais !
— Maman a dit que vous alliez vivre au château ! s’écria Madeleine à travers la vitre, ses cheveux ondoyant avec vigueur derrière elle. Qui est-ce qui te l’a donné? Vous êtes riches, maintenant?
Avant qu’Alfie ne puisse répondre, Robin mit son grain de sel depuis l’autre vitre, les yeux brillants.
— On peut aller l’explorer avec toi? Je n’ai vu que des châteaux en ruines. Ce serait génial de voir l’intérieur d’un château fermé depuis des siècles !
Alfie rit en voyant les visages d’ordinaire si sérieux de ses cousins s’illuminer.
— Je veux voir les donjons! ajouta Madeleine en tirant sur la portière pour faire sortir Alfie avant même que la voiture ne soit arrêtée. Je parie qu’il y aura plein d’instruments de torture dedans !
— Pour l’amour du ciel, laissez ce pauvre garçon tranquille ! résonna une voix. Il a voyagé toute la journée et je suis sûre qu’il aimerait manger quelque chose avant que vous ne commenciez à l’embêter.
— Tante Grace ! s’écria Alfie alors qu’une femme aux boucles sauvages sortait de la ferme. »

Chronique de Sandy Twi-cops
Broché: 296 pages
Éditeur : Michel Lafon

Photo du jour

On va se quitter avec l'un des personnages de Chicago ... Police Department que nous allons aussi croiser dans Chicago Med !! 

Il s'agit de Jesse Lee Soffer - 32 ans, Ossining, État de New York, États-Unis qui incarne Jay Halstead.

Et voici la grande famille de Chicago !!
De Coco Tessie-cops

jeudi 19 janvier 2017

LE MONSTROLOGUE de Rick Yancey

Sort le 19 janvier 2017

Résumé : La peur est parfois notre seule amie.
« Voici les secrets que j'ai gardés. La confiance que je n'ai jamais trahie. Mais cela fait aujourd'hui plus de quatre-vingt-dix ans qu'est mort celui qui m'a accordé sa confiance, celui dont j'ai conservé les secrets. Celui qui m'a sauvé... et aussi condamné. » Ainsi commence le journal de Will Henry, jeune apprenti auprès d'un docteur à la spécialité des plus inhabituelles : la chasse aux monstres. Au fil des années passées à ses côtés, Will s'est accoutumé aux visites nocturnes et aux missions périlleuses. Mais lorsqu'une nuit, un pilleur de tombes leur apporte une trouvaille particulièrement macabre, Will et son maître se retrouvent embarqués dans une vertigineuse descente au cœur de l'horreur...

Mon avis : Après avoir lu et aimé « la 5ème vague » de Rick Yancey, j’étais bien évidemment très impatiente de lire un autre de ses ouvrages. Pourtant, en lisant le résumé, je suis rapidement passée de l’impatience au scepticisme, pour finalement laissé place à la curiosité quand la collection R nous l’a proposé. Je les remercie donc vivement pour cet envoi et cette découverte.

Je dois vous avouer que lorsque j’ai commencé ce livre, j’ai eu beaucoup de mal. Non pas parce qu’il est mauvais, mais tout simplement parce que la mise en place de l’histoire est longue. Pourtant, avec un peu de persévérance, j’ai finalement été happée par l’imagination de Rick Yancey. Ai-je aimé ce livre ? Je ne sais pas vraiment tant l’histoire est vraiment particulière.

En effet, fait très rare dans mes lectures, cette histoire ne contient aucune romance et peut être considérée comme un livre d’horreur. De plus, le récit ne commence pas directement avec le personnage principal mais par le point de vu d’un auteur contemporain qui obtient les journaux intimes de ce vieux monsieur décédé qui prétendait avoir plus de cent trente ans avec la tâche de découvrir des indices sur sa famille.
Nous plongeons alors en 1888, en Nouvelle Angleterre aux Etats-Unis, dans l’incroyable histoire de Will Henry, comme si nous étions cet auteur qui lirait les mémoires d’un homme.

Will Henry n’avait qu’onze ans lorsqu’il a perdu ses parents dans un terrible incendie. Désormais orphelin, il est recueilli par le très secret docteur Warthrop, l’homme qu’admirait tant son père et pour lequel il servait d’assistant.
En reprenant le flambeau bien malgré lui, Will Henry était loin de se douter que sa vie aller virer au cauchemar, car Warthrop est loin de l’idée que l’on se fait d’un médecin traditionnel.
Là où ses confrères ont choisi la chirurgie, la médecine ou encore la psychiatrie, le Docteur Whartrop se démarque à l’insu de tous, en consacrant sa vie et son temps à l’étude des monstres et plus particulièrement les Anthropophagus avec l’aide de son jeune assistant.
Bien que l’étude n’ait jamais été mise en pratique, Warthrop est convaincu que ces monstres existent et lorsqu’un pilleur de tombes débarque en pleine nuit avec l’un d’entre eux agrippé et mort au corps d’une défunte, le docteur y voit alors la chance de sa vie.
Toutefois, la situation qu’il pensait maîtriser va peu à peu lui échapper et comprendre que la présence de ces monstres parmi eux dépassent tout ce qu’ils auraient pu penser. Mais ce n’est vraiment qu’après le massacre de toute une famille que les questions vont tomber, notamment la plus importante : comment ont-ils pu arriver jusqu’aux Etats-Unis et exactement à l’endroit où vit le seul monstrologue de la région ? La chasse est désormais ouverte, qui des monstres ou de Will Henry et du docteur vaincra ? Viendront-ils à bout de ces bêtes abominables ?
Mais surtout, cette histoire est-elle vraie ou sortie tout droit de l’imagination débordante d’un vieil homme ?

Comme je le disais donc plus haut, la mise en route de cette lecture fut fastidieuse et pourtant, j’en ressors plutôt satisfaite. D’un côté, l’histoire est franchement morbide mais de l’autre, elle fait tellement réelle qu’on finit par se prendre au jeu et vouloir savoir absolument le dénouement.
Voilà le point fort de Rick Yancey : son style d’écriture. Cet homme est un génie des mots, son imagination est complètement débordante mais s’appuie sur quelques faits réels qui finissent par vous faire douter. Qu’il relate cette histoire à la première personne du singulier, du point de vu de Will Henry, nous la rend d’autant plus réelle.

Du côté des personnages, encore une fois, tout est très bien développé.
Le jeune Will Henry est un jeune garçon très courageux et malgré son jeune âge, il semble bien plus vieux. Je n’ai pas forcément remarqué d’évolution dans son personnage, mais plutôt une prise de confiance en lui qui lui permet d’affronter les événements. Il est un narrateur fort intéressant et voir l’histoire à travers ses yeux d’enfants nous la rend encore plus horrible.

Le Docteur quant à lui, est un personnage qui pourrait paraître froid. Il m’a franchement agacée un bon nombre de fois à pousser Will Henry avec son « du nerf, Will Henry » mais on finit par comprendre que c’est seulement un homme seul qui recherche la reconnaissance.

Et enfin, nous avons les vedettes de ce livre : les anthropophagus.
Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur les monstres, ceux-ci dépassent de loin les pires cauchemars des hommes, pour la simple raison qu’ils vivent depuis toujours dans les contrées lointaines de l’Afrique et que leur seule et unique nourriture est la chair humaine.
Ces êtres dépourvus de tête mais pourvus de yeux au niveau des épaules et d’une bouche peuplée de plus de dents que vous n’aurez le temps de compter située au creux de leur ventre, mesurent près de deux mètres, sont véloces et n’ont qu’un but : manger. Généralement regroupé en meutes d’une trentaine de spécimens, ils se servent des hommes comme nourriture et corps incubateur pour mettre au monde leur progénitures.
Inutile de vous dire que j’ai failli vomir un paquet de fois et que j’avais même parfois l’impression de sentir leur horrible odeur rien qu’en la lisant.

En bref, ce livre ne sera peut-être pas un coup de cœur, il m’aura aussi donné du fil à retordre dans les premières pages et pourtant, et pourtant, j’ai découvert un nouveau genre de livre qui me satisfait tout autant qu’une romance ou un livre de fantasy : le livre d’horreur. Grâce à Rick Yancey et son style d’écriture tellement bon, je ne doute pas que les adeptes et les non-adeptes du genre pourront y succomber, comme j’ai pu y succomber.

Mes extraits :
« Durant un long et horrible moment, il n’y eut plus aucun bruit, mis à part les doux reniflements de Bessie et le bruit de ses sabots qui continuaient à marteler le sol. Les épaules crispées, le docteur leva sa main gauche, nous ordonnant ainsi de rester silencieux. Un terrible pressentiment m’envahit. Quelques secondes s’écoulèrent encore, pendant lesquelles la nervosité de la jument s’accrut, tout comme la mienne.
Et soudain, trouant l’horrible silence, un sifflement s’éleva en provenance des arbres.
Faible et grave à la fois. Rythmé. Il ne provenait pas d’un point particulier, mais de plusieurs. Etaient-ce des échos – des répliques ? Le sifflement n’était pas continu, mais sporadique : shhh… une pause… shhh… une pause… shhhhhhh… »
*** ***
« Ils sont partis, j’vous dis, docteur !
Comme bien souvent pour les humains en pareil cas, la peur d’Erasmus Gray, s’était transformée en colère.
- On n’est même pas sûrs qu’ils étaient là ! poursuivit-il. Vous savez, on entend de drôles de choses dans le cimetière, durant la nuit. Vous pouvez me croire ; j’ai l’habitude de v’nir ici ! Maintenant, vous pouvez rester si vous l’voulez, Dr Pellinor Warthrop, mais moi et ma jument, on s’en va ! J’vous ai déjà dit qu’on aurait pas dû venir ce soir, et qu’on aurait pas dû non plus amener cet enfant. Moi je fiche le camp d’ici, et si vous voulez que je vous raccompagne en ville, vous venez avec moi.
Il déposa son fusil à nos pieds, et s’apprêta à sortir du trou.
Mais Erasmus Gray ne quitta jamais cette fosse.
Une gigantesque patte, qui devait bien mesurer le double d’une main humaine, et dont les doigts d’un blanc laiteux se terminaient en redoutables griffes acérées de plusieurs centimètres, surgit brutalement du sol entre ses pieds, suivie par un bras musclé et dépourvu du moindre poil, taché de terre et de calcaire. Et soudain, tel le Léviathan de cauchemar émergeant des profondeurs, d’énormes épaules s’élevèrent de terre ; la lueur de la torche éclaira d’abominables yeux noirs impassibles, puis – située au milieu du torse triangulaire de la créature – apparut l’effroyable gueule béante, bordée de trois rangées de crocs pointus, et prête à mordre, comme celle d’un requin excité par l’odeur du sang. »

Chronique de Sandy Twi-cops
Broché: 464 pages
Editeur : R-jeunes adulte
Collection : R

Photo du jour

Alors lui, on ne le présente même plus !!
Je veux bien sûr parler de Taylor Kinney, 35 ans, Lancaster, Pennsylvanie, États-Unis qui joue dans Chicago Fire (Lieutenant Kelly Severide). Il va faire plusieurs apparitions au cours la saison 1 😍
De Coco Tessie-cops

mercredi 18 janvier 2017

HOTWIRED, Tome 1 : Dérapage Contrôlé de Tracy Wolff

Sorti le 25 Novembre 2016

4ème de couverture : Embarquez pour le plus torride des tours !
Après avoir passé des années en prison, Nic Medina file droit depuis qu’il a ouvert un garage où se pressent tous les pilotes de course automobile. Lorsqu’un flic véreux le menace d’envoyer son neveu aux services sociaux s’il ne vole pas des voitures pour lui, Nic accepte. Mais il ne se doutait pas que sa cible serait aussi séduisante et se nommerait Jordan… Devenue un témoin dangereux qu’il faudrait supprimer, la jeune femme a besoin de protection. Mais comment Nic va-t-il pouvoir dénoncer le chantage odieux et sauver Jordan dont les regards brûlants le font démarrer au quart de tour… ?

Mon avis : Je vous l’ai dit, mon mois de décembre a été consacré à la romance et au new adult. Alors je continue avec la nouvelle série de Tracy Wolf « Hotwired » qui nous plonge dans le monde des voitures, des courses et des ripoux. Oui je sais, tout un programme !
Par contre, il faut s’accrocher car tout se passe dans un laps de temps très court, donc tout va très vite … les sentiments, les actions et les décisions. Ce qui est tout à la fois positif et négatif. Positif car ça évite les longueurs et les répétitions, et négatif car au final certaines situations peuvent nous paraitre exagérées, irréelles ou survolées.
Alors même si ce premier tome n’est pas parfait car certains sujets manquent tout de même d’approfondissement, ça n’en reste pas moins une lecture agréable et puis on ne va pas bouder le plaisir de retrouver la plume de Tracy Wolf.
« Hotwired » c’est de la vitesse, des voitures, des magouilles, des amis, de la confiance et de la passion.
La narration est comme je l’aime, c’est-à-dire en alternance entre Jordan et Nic.

Jordan Bass est étudiante tout en travaillant comme serveuse. C’est aussi une jeune femme qui a passé plusieurs années à vivre dans la peur et la douleur, mais elle est bien décidée à changer et à profiter de la vie. D’ailleurs elle commence en piochant dans ses économies pour acheter une voiture aux enchères de la police. Par contre les sièges doivent être retapés vu que le véhicule a fait l’objet d’une perquisition plutôt musclée et pour ça, elle va devoir faire appel à un pro. Mas alors qu’elle se rend à une course automobile afin de négocier avec son contact, ses yeux se posent sur le grand Nic Medina.

Nic Medina est un ex-tolard qui tente de se racheter aux yeux des siens. Il a ouvert Hotwired avec ses amis ou ils customisent et améliorent les voitures qui leurs sont confiés par les pilotes automobiles, et c’est une affaire qui marche très bien. Mais tout ceci ne l’empêche pas de participer à des courses de voitures d’où il ressort souvent vainqueur et ce soir-là, ses yeux se posent sur une splendide rousse qui l’attire dès le premier regard.

Le lendemain, alors que Jordan se rend à sa voiture pour prendre sa pause, qu’elle n’est pas surprise de voir qu’on est en train de la lui voler. Et plus grande surprise encore le voleur n’est autre que Nic Medina … et quand il passe en trombe à côté d’elle, il l’attire dans la voiture avec lui et prend la fuite. Jordan est terrorisé et Nic ne sait plus quoi faire … ça ne devait pas se passer comme ça !

C’est à force de patience et de douceur que Nic va réussir à convaincre Jordan qu’il ne lui veut pas de mal et que tout ceci n’est pas contre elle. Il n’avait pas d’autre choix que d’obéir au ripou qui lui a demandé ce service. Mais Jordan est bien plus forte qu’il n’y parait et Nic n’est pas au bout de ses surprises !

Nic viendra-t-il à bout de ce ripou qui lui pourri encore la vie ?
Réussira-t-il à franchir les barrières de Jordan ?
Quand à Jordan, réussira-t-elle à se livrer à Nic ?

Au niveau des personnages, on côtoie énormément la bande de pote de Nic, qui travaillent aussi pour et avec lui. Ils sont tous intéressants et captivants car on devine que chacun à son histoire mais une chose les unis en dehors de Nic, c’est leur amitié et leur dévouement qui sont plus forts que tout. C’est une vraie famille.

* Jordan a vécu une expérience traumatisante qui continue de régir sa vie et ses émotions. Elle ne fait confiance à personne, pourtant avec le sexy et dangereux Nic Medina ça va être différent. Elle le comprend et ressent le besoin de l’aider, avec lui, elle se sent vivre malgré ce qu’elle est en train de vivre ! Malgré sa fragilité et sa timidité apparente, c’est aussi une jeune femme qui a du caractère et qui n’hésite pas à tenir tête quand c’est nécessaire.

* Nic, bad boy so sexy avec un coeur en or ! Il est tout aussi dangereux que tendre, tout aussi sauvage que gentleman et c’est ce qui fait qu’on s’attache à lui. Il est difficile de l’approcher ou le toucher émotionnellement mais quand il vous a adopter, c’est pour la vie et à partir de là, il est prêt à donner sa vie. Par contre son côté « tout est ma faute, je ne suis pas quelqu’un de bien » peut être usant à la longue surtout qu’il n’accepte pas qu’on lui dise le contraire.

En bref, un premier tome avec quelques défauts mais qui reste agréable à lire et qui n’empêche pas de vouloir lire la suite. Cette fois, Tracy Wolf nous plonge dans l’univers des voitures, des ripoux et de la drogue.


Mon extrait :
- Calmez-vous ! ordonné-je en me tournant vers elle pour capter son attention. Je ne vais pas vous faire de mal. Je ne suis pas …
Elle m’envoie un grand coup dans les parties et je vois trente-six chandelles. Je relâche mon étreinte l’espace d’une seconde, et cela lui suffit. Elle me porte un coup de biais au visage et elle se précipite hors de la voiture sur le sol du garage.


Chronique de Coco Tessie-cops
Poche: 480 pages
Éditeur : Milady Romance
Collection : Suspense

Photo du jour

Aujourd’hui on va s’intéresser à Brian Tee, 39 ans, Préfecture d'Okinawa, Japon qui incarne le Dr Ethan Choi.
Alors votre avis ?
De Coco Tessie-cops

mardi 17 janvier 2017

UP IN THE AIR #4 - Mister B de R. K. Lilley

Sorti le 12 janvier 2017


4ème de couverture : Dans Mister B. , R.K. Liley se place du point de vue masculin et réussit une véritable performance, sans répétitions ni redites : nous faire entrer dans la complexité de James Cavendish et de Stephan, l'ami de Bianca.
Le livre navigue entre le passé et le présent et nous vivons avec James l'attraction physique et sensuelle qu'exerce Bianca sur lui.
Nous revivons toute la tension sexuelle qui unit les deux amants et qui leur fait vivre une incroyable histoire d'amour.
Mais nous découvrons également l'histoire de l'amitié qui unit Bianca et Stephan avec des scènes déchirantes de leur adolescence tourmentée. 

Mon avis : Lors de mes lectures des trois tomes précédents, il m’avait manqué le point de vue de James. Cet homme qui soufflait le chaud et le froid. Un instant agréable, doux et chaleureux et l’instant d’après désagréable, froid et distant. Et bien me voilà servi avec Mister B !
Alors quand on vous annonce un tome supplémentaire mais uniquement du point de vue masculin, on se dit "Ok c'est pour moi !" mais il n'empêche que le doute est là, car si c'était une simple réécriture. Verdict ... qu’en est-il avec Mister B ?
Et bien, on nous avait promis un livre sans répétitions ni redites, je dirai simplement ... pari réussi !!
Même si tout tourne autour de Bianca, R.K Lilley nous offre un livre à part entière qui nous dévoile les pensées et les ressentis de James mais pas que, puisque Stephan a également voix au chapitre. L'auteure creuse ses deux personnages qui ont tant à nous faire partager et ce, sans jamais tomber dans la redondance. Tout comme elle va en profondeur de leurs sentiments. Et puis bien sûr on découvre aussi comment l'entourage de Stephan et Bianca perçoit cette intimité, qui n'a pas de mot pour être décrite.

Avec James on découvre et comprend ce qui fait qu'il est autant attiré par cette jeune femme qui est totalement ignorante de l'univers sexuel qui est le sien. Vous croyez au coup de foudre ? James non ! Et pourtant dès qu'il pose les yeux sur Bianca il sait qu'elle fera partie de sa vie, que plus rien ne sera comme avant. Et il ne reculera devant aucun obstacle pour être avec sa belle, tout comme il apprendra à composer sa jalousie et Stephan qui n'est jamais très loin.

Stephan lui, nous laisse voir les côtés sombres de sa personnalité ce qui nous permet de voir comment est né cette amitié, cette fidélité sans faille qui l'unit à Bianca. On découvre également tout ce qu'il a fait et jusqu'où il est allé pour protéger Bianca. Mais on comprend surtout que Bianca lui permet de se reconstruire tout comme Javier d'ailleurs.

En résumé, un livre que j'ai pris plaisir à lire. Mister B complète parfaitement l'histoire de Bianca. Il nous apporte des éclaircissements sur certaines situations et nous permet de mieux comprendre James et Stephan.  

**Merci à Marion et à la Collection Blanche pour cette lecture**

Mes extraits :
Je sais, tout simplement, dans mon for intérieur, là ou les certitudes ont le plus de poids, que je ne serai jamais rassasié d'elle.
Je suis perdu. Elle m'a trouvé.
[...]
J'ai possédé son corps vierge, mais tout aussi sûrement, elle s'est emparée de mon coeur vierge.
*** ***
Elle est mon péché et mon temple. Je la profane et l'idolâtre en même temps. Je la vénère et l'avilis. Je la souille et la glorifie.
En elle, j'ai trouvé mon paradis terrestre personnel.   


Chronique de Coco Tessie-cops
Broché: 360 pages
Éditeur : Blanche
Collection : New Romance