lundi 6 mars 2017

UN PALAIS D’EPINES ET DE ROSES, de Sarah J. Maas

Sorti le 9 février 2017

Résumé : En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.
Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s'étendre à celui des mortels ?
A l'évidence, Feyre n'est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d'origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?
Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.

Mon avis : Bon sang que j’étais impatiente de pouvoir me replonger dans le monde de la fantasy. De retrouver une histoire qui fasse aller mon imagination à deux cents et de connaître de nouveaux personnages qui me prendraient aux tripes dans un monde où le fantastique est omniprésent.

Je me suis alors avidement plongée dans ce monde où, depuis toujours, Hommes et Faes se battent pour la domination de la planète. Un monde où après plusieurs guerres, plus sanglantes les unes que les autres, un traité fut signé cinquante ans plus tôt et aucune des deux espèces ne seraient à nouveau mélangé grâce à un mur érigé entre les deux. Toutefois, qui dit traité, dit conditions et la jeune Feyre, âgée de 19 ans, était loin de se douter qu’un jour elle romprait le pacte et paierait de sa vie pour un maudit loup qui s’était interposé entre elle et cette biche qui les nourrirait pendant une semaine, son père, ses sœurs ainées et elle, alors que la famine les guettait. 

Non pas qu’elle regrettait son geste au contraire, premièrement, il lui avait permis de ramener à manger et secondement de débarrasser le monde d’une pourriture d’Immortel en moins. Pourtant lorsque le seigneur du loup, vient la chercher en personne pour réclamer justice soit par sa vie avec lui à Prythian, soit par sa mort, Feyre tombe de haut. Comment va-t-elle remplir la promesse faite à sa mère sur son lit de mort de protéger sa famille, si elle meurt ou qu’elle part vivre avec les Immortels ? Pousser par son père, elle décide de partir avec Tamlin tout en échaudant toutes les possibilités de s’échapper. Pourra-t-elle y arriver ? Et si sa venue engendrait bien plus qu’une dette mais la seule échappatoire de sauver les deux mondes ?

Didiou, qu’il me fut difficile de lâcher ce livre ! J’ai complètement été captivée par la divine écriture de Sarah J. Maas. Avec un zeste du conte de la Belle et la Bête, l’auteur ne nous offre simplement pas une histoire de Faes banale mais un monde totalement inédit qui nous fait découvrir les Faes autrement.
Du style d’écriture complètement addictif en passant par les personnages, tous les plus attachants les uns que les autres, j’ai tout simplement adoré.

Feyre est l’héroïne BadAss qui nous raconte son histoire. Elle est forte, a du caractère et surtout ne se laisse pas facilement marcher sur les pieds. Toutefois, ce qui la démarque de ce genre d’héroïne habituelle, c’est que Feyre n’a jamais été destinée à devenir une chasseuse. Non, Feyre est une jeune femme qui a dû s’endurcir alors que ses rêves étaient faits de peinture et de couleurs. D’ailleurs, bien qu’elle garde toujours son petit côté farouche, on découvre vraiment sa sensibilité lors de son séjour à Prythian et on assiste à son éclosion telle une rose, bordée d’épines.

Tamlin, quant à lui, Seigneur de la cour du Printemps, est un homme quelques peu mystérieux. Dissimulé par un masque qu’il lui est impossible d’enlever à cause d’une malédiction, nous avons du mal à vraiment discerné ses desseins. Que veut-il vraiment de Feyre ? Il ne lui veut aucun mal, c’est certain, vu la gentillesse et la tendresse qu’il lui fait part. Bien qu’un peu lisse, je me suis attachée à lui et j’espère que son personnage continuera d’évoluer dans la suite.

Lucien est lui aussi un personnage important de cette histoire, trublion au sarcasme acéré, il va cependant très vite devenir un ami sur lequel peut compter Feyre.

Et enfin Rhysand. Il n’apparait que dans la seconde partie du roman mais nous devinons très vite qu’il aura une part importante dans le second roman vis-à-vis de Feyre. Je dois avouer que je suis tombée sous son charme tout en ayant peur qu’il évince Tamlin, qui ne mériterait pas ce genre de choses. Il a ce genre bad boy qui nous attire toutes et on devine que sous ses airs bravaches, il est loin d’être l’être insensible qu’il veut faire croire.

En bref, un premier tome excellent qui fait que l’attente de la suite me semble déjà être insurmontable.

Mes extraits :
« – Tu devrais lui faire entendre raison.
– Que pourrais-je lui dire ? répondit-il, les yeux fixés sur une marque de brûlure de la table. S’ils s’aiment…
– Ils ne peuvent pas s’aimer… pas lui, en tout cas. Pas avec cette famille de misérables. J’ai vu comment il se conduit au village. Il ne désire qu’une chose d’elle, et ce n’est certainement pas sa main…
– Nous avons autant besoin d’espoir que de pain et de viande, m’interrompit-il, le regard lucide comme cela lui arrivait rarement. Nous avons besoin d’espoir pour survivre. Laisse-lui cet espoir, Feyre. Laisse-la imaginer une vie meilleure, un monde meilleur.
Je me levai, les poings serrés, mais je ne pouvais me réfugier nulle part dans cette chaumière de deux pièces. Je regardai la peinture délavée de la digitale au bord de la table. Celle des corolles extérieures s’écaillait et pâlissait et la partie inférieure de la tige était déjà effacée. Dans quelques années, cette peinture aurait disparu, et avec elle toute trace de son passage comme du mien dans ces lieux.
Quand je regardai de nouveau mon père, mes yeux étaient durs.
– Un monde meilleur ? Ça n’existe pas, répondis-je.»
*** ***
« Un souffle léger annonça son arrivée, et je me tournai vers le long couloir et les portes ouvertes sur le jardin.
J’avais oublié combien il était gigantesque sous cette forme, oublié les cornes incurvées, la tête de loup, le corps d’ours qui évoluait avec une souplesse féline. Ses yeux verts, rivés sur moi, brillaient dans l’obscurité, et, quand les portes se refermèrent derrière lui, le cliquetis de ses griffes sur le marbre résonna dans toute la salle. Je restais immobile, sans oser ciller ni remuer.
Il boitait légèrement et laissait dans son sillage des taches sombres qui brillaient au clair de lune.
Alors qu’il avançait vers moi, il semblait absorber tout l’air de la salle. Il était si imposant que j’avais l’impression de ne pas avoir plus de place que dans une cage. Je n’entendais plus qu’un crissement de griffes, une respiration irrégulière et la chute de gouttes de sang sur le sol.
Il changeait de forme à chaque pas et je fermai les yeux, éblouie par les éclairs de ses métamorphoses. Quand je les rouvris, l’obscurité était revenue et il se tenait devant moi. »

Chronique de Sandy Twi-cops
Broché: 528 pages
Éditeur : Martinière jeunesse
Collection : FICTION

4 commentaires:

  1. Non sandy, encore un coup de coeur ?
    Alors dis moi, est ce qu'après les Els, ca le fait vraiment ??!! Ou rien n'est à la auteur apres les Els ? Lol

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    1. Et oui, encore *_*
      Pour répondre à ta question, boudiou, je sais pas étant donné que je l'ai lu bien après.
      Les deux univers sont totalement différents et il y peut être un peu moins de "romance" entre les héros dans Un palais d'épines et de roses, mais je suis persuadée que ce livre peut te plaire ma Tess.

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  2. Ta chronique me fait très envie mais je préfère attendre que tous les tomes soient sortis!

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    1. Je te comprends, on a tellement eu de déceptions avec l'arrêt de très bonnes sagas :( Perso, je pense lire la suite en VO lol

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